custode

custode

n.f. [ lat. custodia, garde ]
Partie latérale arrière de la carrosserie d'une automobile.

CUSTODE1

(ku-sto-d') s. f.
Rideau. Vieux en ce sens. Fig. Donner le fouet sous la custode, réprimander en secret.
Courtines à côté du maître autel. Pavillon qu'on met sur le saint ciboire.
Partie intérieure d'un carrosse qui est à chaque côté du fond, et contre laquelle on s'appuie.
Chaperon d'un fourreau de pistolet.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Icelle suppliante prist huit cuvellettes d'argent estans en une custode [boîte] [DU CANGE, custoda.]
  • XVe s.
    Et cheut le tonnerre en la chambre de la reyne, et brusla toutes les custodes et courtines de son lict [ID., ib.]
    Quelque une qui a front ridé Porte devant une custode [voile], Et puis on dit qu'elle a cuidé Trouver une nouvelle mode [COQUILL., Droits nouv.]
    Trois custodes de cuir, paintes d'or, où a en chacune custode deux fluetes d'yvoire que grandes que petites [DE LABORDE, Émaux, p. 242]
  • XVIe s.
    À Jehan Ancel, orfebvre, pour une custode de cuivre, XX sous [ID., ib.]
    Des temples saincts rompre les edifices, Piller, rober custodes et calices [J. MAROT, V, 56]
    La nourrice eut le fouet sous la custode, et l'eust eu par les quarrefours, n'eust esté de crainte de deshonorer la maison [ID., XVI, 2]
    Les fenestres et portes de sa chambre, et custodes de son lit seront closes et fermées [PARÉ, XVIII, 34]
    Coettes, cuissins, oreillers, materas, couvertes, rideaux, pavillons, custodes [O. DE SERRES, 881]
    Charles IX, quelques moments avant sa mort, dit qu'on lui tirast sa custode [rideau], voulant essayer de reposer ; sa nourrice s'approcha du lit tout doucement, et tira la custode [, Journ. d'Henri III, t. I, p. 33, an 1574, dans LACURNE]
    On entreprend contre Charles une tragedie [les Vêpres siciliennes] qui fut jouée à trois personnages dont Prochite estoit sous la custode.... [PASQUIER, Rech. liv. VIII, p. 744, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. custoda ; voy. le suivant.

CUSTODE2

(ku-sto-d') s. m.
Dans les couvents de capucins et de recolets, religieux qui fait l'office du provincial en l'absence du provincial. Titre de dignité dans quelques églises. Titre du président de l'Académie des Arcades à Rome. En Italie, nom des gardiens des monuments, des musées.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Iloc avoit un segrestein [sacristain] Custode e garde e marrogler [marguillier] [BENOÎT, Chron. t. II, p. 346, V. 25447]
  • XIIIe s.
    En un leu [lieu] dont il ert [était] custodes [RUTEB., 262]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. custodi ; espagn. custodio ; ital. custode ; du latin custos, custodis, que les étymologistes latins décomposent en cus-tos pour curtos, de curare, soigner. Le sacristain se dit en Normandie custou.

custode

CUSTODE. n. m. Moine chargé de l'inspection dans certains ordres religieux.

custode

CUSTODE. n. f. T. de Liturgie. Voile qui couvre le saint ciboire. On l'appelle plutôt aujourd'hui PAVILLON.

Il désigne aussi les Rideaux qui, dans certaines églises, ornent les côtés du maître-autel.

Il se dit par extension, en termes de Carrosserie, de Chacun des deux côtés d'une voiture.

custode

Custode, ou Gardien des Cordeliers, Custos.

Custode de lict, Cadurcum, Conopeum.

custode


CUSTODE, s. f. Autrefois, Rideaux de lit. Aujourd'hui, Rideaux qu'on met dans certaines Églises à côté du Maître-Autel. — Doner le fouet sous la custode. (st. prov.) Châtier en secret.
   Custode, se dit par-tout du pavillon qu'on met sur le Ciboire.

Traductions

custode

Kustode, Kustos