débiffer

DÉBIFFER

(dé-bi-fé) v. a.
Terme très familier. Mettre en mauvais état.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Au reste sont plus esgriffées, Plus usées et desbiffées, Que les vieilles chausses d'ung poste [J. MAR., V, 216]
    En laissant ces deux articles, tout ce qu'on pourra prescher ou disputer de la foy, sera bien maigre et desbifé, voire du tout inutile [CALV., Instit. 459]
    Laissant en aller cette armée debiffée à la Charité, où les trouppes se refaisoient [D'AUB., Hist. I, 325]
    L'armée, tormentée des eaux, des mauvais chemins et de la faim, commença à se debifer [ID., ib. III, 69]
    Une armée ainsi desbiffée entreprend de courre après une autre fraische, gaillarde, reposée [ID., IV, 26]
    Les fermiers vous rendront vos maisons debiffées [O. DE SERRES, 53]
    Le charpentier ne joignit pas bien ces ais au commencement ; regardez comment ilz se debiffent maintenant [PALSGRAVE, p. 552]
    Je vous trouve depuis peu de jours changé, have, deffait, debiffé [CHOLIÈRES, Contes, t. I, Matinée 9]

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et biffer.

débiffer

DÉBIFFER. v. a. Affaiblir, déranger, gâter. Il est familier et ne s'emploie guère que dans cette phrase, Être tout débiffé.

débiffer


DÉBIFFER, ou DÉBIFER, v. a. Afaiblir, déranger. Il ne s'emploie qu'au passif et au participe: Être tout débifé; il a le visage débifé, qui paraît afaibli par quelque excès. Estomac débifé, qui ne fait pas bien ses fonctions.