débouilli

DÉBOUILLI2

(dé-bou-lli, ll mouillées, et non dé-bou-yi) s. m.
Terme de teinturier. Action de débouillir une étoffe. Le débouilli fait reprendre aux étoffes de soie leur première blancheur.
Ordonnons aux gardes-jurés de faire de fréquents débouillis pour reconnaître la qualité des teintures, [, Lett. pat. 22 juillet 1790, art. 14, Champagne]
Par extension.
Les Chinois ont substitué aux laines teintes dont l'air, ce terrible débouilli, ne tarde pas à manger les couleurs, les plumes des oiseaux qui sont plus éclatantes, plus durables [DIDER., Salon de 1765, Œuvres, t. XIII, p. 387, dans POUGENS.]

ÉTYMOLOGIE

  • Débouilli 1.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    2. DÉBOUILLI. Ajoutez :
    Et afin de connaître si le noir est par trop engallé et surchargé de galle, limaille de fer, ou moullée de taillandier, le débouilli s'en fera dans de l'eau claire avec du savon,... et après avoir bouilli un bouillon, si elle a été surchargée, elle deviendra rougeâtre [, Règlement sur les manufactures, août 1669, teinturiers en soie, laine et fil, art. 82]

débouilli

DÉBOUILLI. n. m. T. de Teinturerie. Opération pour éprouver la qualité de la teinture d'une étoffe, ou pour lui rendre sa première blancheur. Mettre une étoffe au débouilli.