débourrer

(Mot repris de débourrâtes)

débourrer

v.t.
1. Ôter d'une pipe la cendre de tabac.
2. Donner le premier dressage à un jeune cheval.

DÉBOURRER

(dé-bou-ré) v. a.
Ôter la bourre.
Novion fit débourrer le banc des pairs à huit pieds de long près le coin du roi [SAINT-SIMON, 374, 30]
Débourrer une pipe, ôter le tabac qu'elle contient. Débourrer un fusil, ôter la bourre qui retient la charge.
Fig. Débourrer un jeune homme, lui donner les manières, les habitudes du monde.
Aussi, pour débourrer mon esprit et mon cœur [DE BIÈVRE, Séducteur, III, 9]
Terme de manége. Débourrer un cheval, assouplir ses mouvements.
Fig. Se débourrer, v. réfl. Perdre des manières incultes et se façonner à celles du monde. Débourrer sa pipe Attendez que je me débourre.

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et bourre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    DÉBOURRER. Ajoutez :
    Fig. Se débourrer le cœur, donner issue aux sentiments qui nous pressent.
    On a impérieusement besoin de sfogarsi, comme disent les Italiens ; on veut se débourrer le cœur, disons-nous avec moins d'élégance, sans doute, mais avec autant d'énergie [E. J. DELÉCLUZE, Romans, etc. p. 565, 1 vol. Charpentier, 1845, Syligaitha.]
    V. n. Sortir de la bourre, en parlant des bourgeons et particulièrement de ceux de la vigne.
    Les travaux de la vigne sont bien en retard ; car la plante débourre largement sous l'influence des chauds rayons du soleil, et les façons qui restent à lui donner sont de nature à compromettre une foule de ses précieux bourgeons [, le Médocain, dans Journ. des Débats, 12 avril 1876, 2e page, 6e col.]

débourrer

DÉBOURRER. v. tr. Débarrasser de la bourre, du poil. Débourrer le cuir, Le débarrasser de tout poil.

Il signifie aussi Débarrasser de ce qui bourre. Débourrer une pipe.

Débourrer un cheval, Commencer à l'assouplir, à le rendre propre aux usages auxquels on le destine.

débourrer


DÉBOURRER, v. a. [Débou-ré, r forte; 1re et dern. é fer. — Devant l' e muet, l'ou est long: Il déboûrre, déboûrrera, etc.] Au propre, c'est ôter la bourre; mais il ne se dit guère qu'au figuré (st. famil.) Mettre un jeune homme dans les bones compagnies, pour le débourrer; c. à. d., pour le former, le façoner, et lui ôter le mauvais ton, les mauvaises manières, et l'air embarrassé qu'ont les jeunes gens qui n'ont pas encôre vu le monde. On dit aussi, avec le pron. se: "Il comence à se débourrer; je crois qu'il ne se déboûrrera jamais.