débraillé, ée

DÉBRAILLÉ, ÉE

(dé-brâ-llé, llée, ll mouillées, et non dé-bra-yé) part. passé.
Dont la mise présente du désordre, du moins dans les vêtements qui couvrent le corps.
À son cri, Junon éveillée Vint à lui toute débraillée [SCARRON, Gigantomachie, ch. VIII]
Leurs perruques d'étoupes, leurs hauts-de-chausses tombants, et leurs estomacs débraillés ! [MOL., l'Av. II, 6]
Ne verrai - je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées Qui n'ont pour imposer qu'un grand air débraillé ? [REGNARD, le Joueur, I, 2]
Je vis Fagon tout débraillé, assis la bouche ouverte, dans l'état d'un homme qui se meurt [SAINT-SIMON, 87, 135]
Toujours débraillée et décoiffée [J. J. ROUSS., Conf. II]
Fig. Négligé et trop libre, en parlant des personnes et des manières. C'est un jeune homme débraillé. Des manières débraillées. Substantivement. Il ne faut pas aller jusqu'au débraillé.