déchéance

(Mot repris de déchéances)

déchéance

n.f.
1. Fait de déchoir, d'être déchu, moralement ou socialement : Après son licenciement, il a connu la lente déchéance sociale chute, déclin ; ascension
2. État de dégradation, d'abaissement des facultés physiques ou intellectuelles : La drogue l'a conduit à la déchéance avilissement, dégradation
3. Perte d'un droit juridique ou d'une fonction : L'assemblée a voté la déchéance du président.

DÉCHÉANCE

(dé-ché-an-s') s. f.
Action de déchoir, dégénération.
Aimer une chose, c'est se complaire dans sa possession, sa grâce, son accroissement, craindre sa privation, ses déchéances.... [VAUVENARGUES, De l'espr. hum. 24]
Terme de jurisprudence. Perte d'un droit, pour défaut d'accomplissement d'une formalité dans un délai déterminé.
Perte de la couronne, du trône. La déchéance de Louis XVI prononcée par l'assemblée.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Mais jo quit [pense] dire veir de cele decaance ; Petit à petit est venuz à repentance [, Th. le mart. 101]

ÉTYMOLOGIE

  • Déchoir ; provenç. dechazensa, descazensa ; espagn. decadencia ; ital. scadenza.

déchéance

DÉCHÉANCE. n. f. Action de faire déchoir ou État de celui qui est déchu. Après les hautes fonctions qu'il a remplies, la place qu'il occupe actuellement est une déchéance. Il est tombé si bas, qu'il n'a plus même le sentiment de sa déchéance. Le Sénat prononça la déchéance de Napoléon.

En termes de Jurisprudence et d'Administration, il se dit de la Perte d'un droit. À peine de déchéance. Déchéance de privilège. Prononcer une déchéance.

déchéance


DÉCHÉANCE, s. f. [1re et 2e é fer. 3e lon. 4e e muet.] Perte d'un droit. "À~ peine de déchéance. — C'est un terme de Palais. L'Acad. le met sans remarque.

Traductions

déchéance

נפילה (נ), נְפִילָהaftakeling, ontzetting (uit) [juridisch], verval, afdalingdownfall, decay, degenerationAbstieg (deʃeɑ̃s)
nom féminin
situation devenue mauvaise

déchéance

[deʃeɑ̃s] nf [personne, mœurs] → decline (= chute) [civilisation] → fall