décollation

(Mot repris de décollations)

décollation

n.f. [ du lat. decollare, décapiter ]
Litt. Action de couper la tête.

DÉCOLLATION

(dé-ko-la-sion ; l'Académie dit qu'on prononce les deux ll ; mais cette prononciation, qui n'est pas en rapport avec celle de décoller, n'est pas non plus de l'usage le plus fréquent) s. f.
Action de décoller, de couper le cou.
Icare audacieux, téméraire Ixion, Je te juge et condamne à décollation [SCARRON, D. Japhet, III, 4]
Il sert à désigner le martyre de saint Jean-Baptiste.
Une tapisserie de la décollation de saint Jean-Baptiste [SÉV., 587]
Terme de chirurgie. Séparation de la tête du fœtus d'avec le tronc qui reste engagé dans la matrice.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Il fut jugé à estre decolé ; et cependant qu'on le menoit à sa decolation sur une charrette et seant sur une planche.... [FROISS., liv. II, p. 233, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. decollatio, de decollare (voy. DÉCOLLER 1).

décollation

DÉCOLLATION. (On prononce les L.) n. f. Action de trancher le cou. La décollation de saint Jean-Baptiste. Le supplice de la décollation.

décollation


DÉCOLLATION, s. f. DÉCOLLER, v. a. [Dékola-cion, Dékolé; 1re é fer.] Décoller a deux sens bien diférens l'un de l'aûtre, dont l'un a raport à col ou cou, et l'aûtre à colle. = 1°. Couper le cou à quelqu'un, par autorité de Justice. "En France on ne décolle que les Gentils-hommes. = 2°. Détacher une chôse, qui était collée: "Décoller du papier, une estampe. "La pluie décolle les châssis. "La bordûre de ce tableau s'est décollée: ces ais se décollent.
   Décollation, ne se dit que dans le premier sens, et n'est d'usage qu'en parlant du martyre de St. Jean-Baptiste. = Dans le 2d sens, Trév. et le Rich. Port. disent décollement. L'Acad. ne le met pas.