découlement

(Mot repris de découlements)

DÉCOULEMENT

(dé-kou-le-man) s. m.
Action de découler ; mouvement de ce qui découle lentement. Le découlement de certains sucs végétaux par des incisions faites à l'écorce.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Strangurie, qui est un decoulement d'urine [PARÉ, XI, 24]
    Il y aura douleur, chaleur et decoulement de larmes [ID., XV, 13]

ÉTYMOLOGIE

  • Découler.

découlement

DÉCOULEMENT. s. m. Flux, mouvement de ce qui découle peu à peu et de suite. Le découlement des humeurs. Le découlement de la pituite. Il n'est guère usité que dans ces phrases, et il vieillit.

decoulement

Decoulement, Defluuium.

découlement


DÉCOULEMENT, s. m. DÉCOULER, v. n. [Dekou-leman, ; 1re é fer. 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Découler, c'est couler peu-à-peu et de suite. "L'eau découlait: les humeurs découlent du cerveau dans l'estomac, etc. — Découlement est le flux, le mouvement de ce qui découle. L'Acad. ne le dit que des humeurs et de la pituite. Trév. le dit aussi des eaux. "Le découlement des eaux de votre goutière sur mon mur l' a entièrement ruiné.
   REM. Découler, est toujours neutre C'est un gasconisme que de le faire actif, et de dire: "Mes habits découlaient l'eau, pour dire, qu'ils étaient si mouillés que l' eau en découlait. Mde. de Sévigné a dit, dans le même sens: Voilà une pluie traitresse, qui se met dabord à nous noyer, mais noyer à faire découler l'eau de partout sur nos habits. — C'est ainsi qu'il faut dire. "L'eau découlait de nos habits.
   Racine emploie découler d'une aûtre manière, qui n'est pas non plus selon l'usage.
   Un aûtre sang, Madame,
   Rend la paix à l'État, et le calme à votre âme
   Un sang digne des Rois dont il est découlé.       Fr. Én.
Au propre, découler, veut dire, tomber goutte à goutte. Au figuré, il ne se dit que des chôses spirituelles. "Dieu fait découler ses grâces sur nous. "C'est de Dieu que toutes les grâces découlent. — L'Acad. ne le met point en ce sens. C'est un oubli.