décrié, ée

DÉCRIÉ, ÉE

(dé-kri-é, ée) part. passé.
Conduite décriée.
Notre marchandise est décriée il y a longtemps [BALZ., liv. VI, lett. 3]
À la ville M. de Cambrai est souverainement décrié [BOSSUET, Lett. quiét. 283]
Des auteurs décriés il prend en main la cause [BOILEAU, Ép. IX]
Tu as été beau, mais décrié pour avoir fait de honteux usages de ta beauté [FÉN., Dial. des morts anc. Socrate, Alcibiade.]
Un orateur décrié dans l'esprit des juges ou même suspect est un fâcheux préjugé pour la cause [ROLLIN, Traité des Ét. IV, 1]
Des hommes décriés, sans talent, sans honneur [GRESSET, Méchant, V, 4]
Ce nouveau rédacteur fit si mal sa besogne, que le Mercure, décrié, tombait et n'allait plus être en état de payer les pensions dont il était chargé [MARMONT., Mémoires, VI]
Monnaie décriée.