décroire


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DÉCROIRE1

(dé-kroi-r') v. n.
Ne pas croire. Il n'est guère usité qu'absolument et dans cette phrase familière : Je ne crois ni ne décrois.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Chose tyrannique ou de tyrant est discroire ou non croire ses amis [ORESME, Thèse de MEUNIER.]
  • XVIe s.
    Si me semble il qu'ilz [ces recits] ne sont pas à rejetter, ny à descroire du tout [AMYOT, Rom. 12]
    Quant à ces lettres là, il est mal aisé de resoudre, si l'on doibt croire ou decroire qu'elles soient de luy [ID., Lyc. 41]
    Je ne decrois point le fait qu'il recite [CHOLIÈRES, Contes, Après-dinée, 8]
    Cette plaisante foy qui ne croit ce qu'elle croit que pour n'avoir pas le courage de le decroire [MONT., II, 12]
    Si l'on entendoit bien la difference qu'il y a entre l'impossible et l'inusité, et entre ce qui est contre l'ordre du cours de nature et contre la commune opinion des hommes, en ne croyant pas temerairement ny aussi ne descroyant pas facilement, on observeroit la regle de rien trop, commandée par Chilon [ID., I, 202]

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et croire.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. DÉCROIRE. Ajoutez :
    Bien souvent un témoin, pour se parjurer trop manifestement, a fait décroire les dépositions véritables de tous ses compagnons [MALH., Lexique, éd. L. Lalanne]

DÉCROIRE2

(dé-kroi-r') s. m.
Terme de commerce. Synonyme de ducroire, qui est aujourd'hui seul usité.

décroire

DÉCROIRE. v. a. Ne croire pas. Il n'est guère usité qu'en opposition avec le mot Croire, et dans cette phrase, Je ne crois ni ne décrois. Il est familier.

décroire


DÉCROIRE, v. a. [Dé-croâ-re: 1re. é fer. 2e. long. 3e. e muet] . Ne pas croire. — Il ne s'emploie jamais que par oposition avec croire, et seulement dans cette phrâse du discours familier: je ne le crois, ni ne le décrois; hors de laquelle il n'est presque pas en usage.