dédicacé

dédicace

DÉDICACE. n. f. Consécration d'un temple, d'une église, d'une chapelle au culte divin.

Il se dit, par extension, de l'Action de placer une église, une chapelle sous l'invocation d'un saint. La fête de la dédicace des églises.

On le dit de même pour la Consécration d'un monument à un personnage.

Il se dit, par extension, de l'Inscription qui rappelle cette consécration.

Il signifie encore, figurément, Épître ou inscription à la tête d'un ouvrage imprimé, pur laquelle on le place sous le patronage de quelqu'un.

Par extension, il se dit des Quelques mots ou des quelques lignes écrites par Un auteur sur la première page de son livre pour en faire hommage à quelqu'un.

dédicace


DÉDICACE, s. f. DÉDICATOIRE, adj. DÉDIER, v. a. [1re. é fer. 4e. lon. au 2d. dédika-toâ-re.] Dédier, c'est 1°. consacrer au culte divin: dédier une Èglise, une Chapelle, un Autel. 2°. = Destiner à quelque chôse de saint. "Se dédier au service de Dieu. "Ses parens le dédièrent à l'Église dès le berceau. =
   3°. Dédier un livre, un ouvrage à quelqu'un, le lui adreser par une épitre ou une inscription à la tête du livre.
   DÉDICACE a le 1er. et le 3e. sens de dédier: dédicatoire n' a que le dernier. "La dédicace d'une Église. Dédicace ou Epitre dédicatoire. "Il n'y aura point de dédicace dans cet ouvrage. "Les Auteurs se sont dégoutés des dédicaces. "Il y a peu d'Epitres dédicatoires qui satisfassent les Lecteurs.
   Rem. 1°. Plusieurs pensent que Dédicace ne se dit point des Livres, et qu'on ne le dit que des Thèses et Actes publics. L'Acad. le dit des uns et des aûtres.
   2°. * Dédier se disait autrefois des choses profanes. "Cette maison a été dédiée à son divertissement. "Il s'est dédié entièrement à l'étude. Dict. de Trév. On dit aujourd'hui, a été consacrée; il s'est consacré. — Le Rich. Port. met encôre se dédier à l' étude. L'Acad. ne le met point.