déprécation

(Mot repris de déprécations)

DÉPRÉCATION

(dé-pré-ka-sion) s. f.
Prière faite avec soumission pour obtenir le pardon d'une faute.
Terme de rhétorique. Figure par laquelle on s'interrompt au milieu d'un discours pour demander aux dieux d'écarter un malheur ou un danger. Par exemple dans Phèdre de Racine, IV, 4, Thésée dit : Qu'on appelle mon fils, qu'il vienne se défendre : Qu'il vienne me parler, je suis près de l'entendre. Ne précipite pas tes funestes bienfaits, Neptune.... Ce dernier vers forme une déprécation.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Teles plaintes et teles deprecations font ceulx qui mettent leur estude et leur cure vers teles choses [ORESME, Eth. 124]
  • XVIe s.
    Après les deprecations, oraisons et ceremonies faites par mon dit sieur cardinal [M. DU BELLAY, Mém. t. VI, p. 164, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. deprecatio, de deprecari, signifiant demander avec prières, détourner par des prières ; de la préposition de, et precari (voy. PRIER).

déprécation

DÉPRÉCATION. n. f. T. de Rhétorique. Figure oratoire par laquelle on appelle du bien ou du mal sur quelqu'un.

Il se dit aussi d'une Prière faite avec soumission pour obtenir le pardon d'une faute.