détrôné, ée

DÉTRÔNÉ, ÉE

(dé-trô-né, née) part. passé.
À qui on a ôté le trône. Louis XVI détrôné par la révolution.
Sur cent rois détrônés, accablés de ma gloire [VOLT., Orph. III, 4]
Le roi Auguste détrôné ne craignait plus d'irriter les Polonais en abandonnant leur pays aux troupes moscovites [ID., Charles XII, 3]
Elle seule [la maison des Stuarts], parmi tant de familles détrônées, a vu, dans l'espace de soixante ans, deux têtes couronnées tomber sous la hache des bourreaux [CONDORCET, d'Arci.]
Fig. Un roi détrôné, un homme déchu du haut rang, de la gloire qui devaient lui appartenir.
Impose donc silence aux plaintes de ta lyre ; Des cœurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ; Mais, toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire Un généreux orgueil ! [LAMART., Médit. I, 14]
Jouer au roi détrôné, sorte de jeu d'enfants, dans lequel il s'agit d'enlever par une sorte de lutte une position élevée qu'un des enfants occupe sur un banc, sur un tas de sable, etc. Fig. Jouer au roi détrôné, se dit de personnes qui s'enlèvent successivement des places qu'elles ne peuvent conserver.