dévers

dévers

n.m. [ du lat. deversus, tourné vers le bas ]
1. Relèvement du bord extérieur d'une route dans un virage.
2. Différence de niveau entre les deux rails d'une voie en courbe.

devers

DEVERS. préposition de lieu. Du côté de. Il est allé quelque part devers Lyon. Il est de devers Toulouse. Il demeure en Languedoc, devers Montpellier. Il est vieux.

PAR-DEVERS, loc. prép. Du côté de. Par- devers moi, par-devers toi, par-devers soi, etc., De mon côté, de ton côté, de son côté. Retenir des papiers par-devers soi. Tenir le bon bout par-devers soi. Il avait par-devers lui des preuves du contraire. En termes de Procédure, Se pourvoir par-devers le juge, Se pourvoir à son tribunal.

dévers

DÉVERS, ERSE. adj. Qui n'est pas d'aplomb. Ce mur est dévers.

Il s'emploie surtout comme nom masculin et signifie Inclinaison de ce qui penche d'un côté. Le dévers d'une pièce de bois. Le dévers d'une voie ferrée, La différence de hauteur du rail intérieur au rail extérieur dans une courbe pour combattre la force centrifuge.

devers

Devers. Il vient de cette preposition Versus.

Regarde devers moy, Aspice contra me.

Il sera par devers moy caché, Intra me futurum est.

Il induit les personnages qui parlent avec luy parmy ses livres, parler en telle sorte que tousjours la principale partie est devers luy, In quo sermo ita inducitur caeterorum, vt penes ipsum sit principatus.

Devers midy, Ad meridiem versus consedit.

Devers Orient, c'est du costé d'Orient, Ad Orientem, Orientem versus.

Et du païs et contrée d'Orient. En Oolin, Je suis fille d'un Roy devers Orient, c'est à dire d'une des contrées d'Orient, Vnius ex Regibus Orientalibus.

je vien de devers la riviere, A flumine venio.

Envoyer par devers le Roy, Mittere ad, vel citra Regem.

Il va devers Brunduse, It Brundusium versus.

devers


DEVERS, prép. [Devèr et devant une voyelle devèrz.] "Il est devers Toulouse: "Il vient de devers ces pays là. Acad.
   Rem. Th. Corneille trouvait devers vieilli, et voulait qu'en sa place on dît vers. Mais l'Acad. ne le désaprouve point, et a continué de le mettre sans remarque. = Le Comentateur de Boileau dit, sur ce vers:
   C'est ainsi, devers Caen, que tout Normand raisonne.
L'Auteur aurait pu dire:
   C'est ainsi que vers Caen tout Bas-Normand raisonne.
Mais il a préféré devers Caen, qui est une espèce de normanisme. Un Normand, qui sera de Caen même, dit, je suis devers Caen, et non pas, je suis de Caen.
   L'Acad. disait aussi que par devers, qui passait pour très-vieux, est en usage, principalement avec les pronoms personels: Retenir des papiers par devers soi. Elle a continué de le dire, en retranchant ces mots, qui passoit pour très-vieux. "Il n'y avoit guère d'homme considérable qui n'eût par devers lui quelque prédiction qui lui promettoit l'Empire. Montesq. "Se pourvoir par devers le Juge, à son Tribunal. Acad.

dévers


DÉVERS, ERSE, adj. DÉVERSER, v. n. DÉVERSOIR, s. m. [Dévers, vêrce, vêrcé, vêr-soar; 1re é fer. 2e ê ouv. 3e e muet au 2d, é fer. au 3e.] Dévers, terme d'Art, se dit de ce qui n'est pas d'à-plomb: Ce mur est dévers. = Déverser, pencher, incliner. "Ce mur déverse. = Déversoir, est l'endroit de la conduite de l'eau d'un moulin, où l'eau se perd, quand il y en a trop.