dévouement, ou comme quelques-uns écrivent, dit l'académie, dévoûment

DÉVOUEMENT, ou comme quelques-uns écrivent, dit l'Académie, DÉVOÛMENT

(dé-vou-man) s. m.
Action de dévouer. Le dévouement de la fille de Jephté.
Ne m'aimeriez-vous donc pas assez pour trouver du bonheur dans ma tendresse, dans le dévouement de tous mes instants ? [STAËL, Corinne, XV, 2]
Action de se dévouer. Le dévouement des Spartiates qui se firent tuer aux Thermopyles.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents On fait de pareils dévouements [LA FONT., Fabl. VII, 1]
Ils n'ont point laissé sans punition ce crime solitaire au milieu de mille dévouements d'une tendresse sublime [SÉGUR, Hist de Napol. X, 8]
Par extension, disposition à servir quelqu'un, avec une abnégation personnelle. Acte de dévouement. Un dévouement sans bornes. Son dévouement pour sa famille.
Et de mon dévouement vous me payez le prix [BRIFFAUT, Ninus, V, 7]
Agréez, recevez l'assurance de mon dévouement, une des formules de salutation, par lesquelles on clôt une lettre. Disposition à servir l'humanité, la société, à se sacrifier pour elle. La doctrine du dévouement.

REMARQUE

  • L'Académie n'a pas de règle fixe pour écrire les substantifs venant des verbes en ouer : écrivant dénoûment sans écrire dénouement ; secoûment sans écrire secouement ; et, en sens inverse, ébrouement, échouement, etc. sans ébroûment, échoûment, etc. Au reste les deux orthographes sont bonnes.

ÉTYMOLOGIE

  • Dévouer.