dévouloir

DÉVOULOIR

(dé-vou-loir) , je déveux, tu déveux, il déveut, nous dévoulons, vous dévoulez, ils déveulent ; je dévoulais ; je dévoulus ; je dévoudrai ; je dévoudrais ; déveuille, qu'il déveuille, déveuille, que déveuillez, qu'ils déveuillent ; que je déveuille, que tu déveuilles, qu'il déveuille, que nous dévoulions, que vous dévouliez, qu'ils déveuillent ; que je dévoulusse ; dévoulant ; dévoulu v. a.
Cesser de vouloir ce qu'on voulait.
Serait-il possible que celui voulût, qui peut dévouloir en un moment ? [MALH., dans VAUGELAS, Rem.]

REMARQUE

  • L'Académie, dans ses Observ. sur Vaugelas, dit : " Dévouloir ne s'est point établi dans notre langue ; c'est un mot factice qu'il faut éviter. " L'Académie se trompe ; dévouloir n'est pas un mot factice ; il est aussi ancien que la langue (voy. l'historique).

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Et ce que Deus en apareille, Qui tote sainte ovre conseille, Ne devez desamonester, Ne desvoleir, ne destorber [BENOÎT, 11439-42]
    Mais vostre lige chevalier Serrai ù que jo unques seie, Eisi [ainsi] que riens ne desvoldreie, Que vos pleüst à comander [ID., II, 1972-5]
  • XIIIe s.
    Se vous pais volés faire, jà ne le desvourons [, Ch. d'Ant. V, 104]
    ....je leur di voir [vrai], nulle ne les desvueille [J. DE MEUNG, Test. 1325]
  • XVe s.
    Ces capitaines ne se pouvoient accorder ensemble ; car ce que l'un vouloit une semaine, l'autre le devouloit [FROISS., II, III, 90]
  • XVIe s.
    Un obstiné qui une mesme chose Veut et deveut cent fois en un instant [ST-GELAIS, 4]

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et vouloir.