dû, due

DÛ, DUE1

(du, due) part. passé de devoir
Qui fait l'objet d'une dette. Argent dû depuis longtemps.
Fig. Une réprimande due à son impertinence.
Tu sais ce qui t'est dû, tu vois que je sais tout [CORN., Cinna, V, 1]
Rien n'est plus dû à la vanité que la risée [PASC., Prov. 11]
Ils s'imaginent que tout leur est dû [BOSSUET, Serm. Sept.]
Par cette fin terrible et due à ses forfaits [RAC., Athal. V, 8]
Le sentiment se plaît surtout à donner ce qui n'est pas dû [STAËL, Corinne, XX, 4]
Terme de pratique. Un acte en due forme, acte rédigé conformément à la loi et revêtu de toutes les formalités voulues. Jusqu'à due concurrence, jusqu'à la concurrence de la somme, de la quantité.

ÉTYMOLOGIE

  • Part. passif barbare debutus (le 1er u étant un u long), de debere (voy. DEVOIR, verbe), formé comme bevutus, bu, anciennement beü, de bibere, boire.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    1. DÛ.
    Fig. Ajoutez :
    Si l'on peut se résoudre à une démarche si décente et si convenable, si due, il faudra... [J. J. ROUSS., Lett. à M.... (Motiers), 1763, t. IX, p. 498, éd. Musset-Pathay.]