dam

(Mot repris de dams)

dam

[ dɑ̃ ou dam] n.m. [ lat. damnum, dommage ]
Au grand dam de qqn,
Sout. à son détriment ; à son grand regret ou à son grand dépit : Le feu rouge a été supprimé au grand dam des riverains.

DAM

(dan) s. m.
Dommage, préjudice. Il n'est guère usité que dans cette locution : à son dam, à votre dam, à mon dam.
Serait-il bien possible ? - à mon dam tu le vois [RÉGNIER, Dial.]
Ha ! pourquoi m'êtes-vous, à mon dam, si fidèles ? [ID., Élég. 2]
Toujours à nouveaux maux naissent nouvelles peines, Et ne m'ont les destins, à mon dam trop constants, Jamais après la pluie envoyé le beau temps [ID., Sat. X]
Aimant mieux étouffer leurs mécontentements Que d'en faire à son dam des éclaircissements [TRISTAN, Panthée, III, 1]
De l'argent dites-vous ? ah ! voilà l'enclouure ! C'est là le nœud secret de toute l'aventure ; à votre dam... [MOL., l'Ét. II, 5]
Il y [au patibulaire] viendra le drôle ! il y vint à son dam [LA FONT., Fab. XII, 23]
C'est marché fait ; il est fol à son dam [ID., Magnif.]
Tu as perdu Cyrus qui te crut alors, mais à ton dam [P. L. COUR., II, 158]
Terme de théologie. Peine des damnés, privation de la vue de Dieu. La peine du dam.
Ce délaissement et cet abandon de Dieu est en quelque sorte la peine du dam, qu'il fallait que Jésus-Christ éprouvât pour nous tous [BOURD., Myst. Pass. de J. C. p. 166]

HISTORIQUE

  • IXe s.
    Nul plaid qui cist meon fradre Karle in damno sit [, Serment]
  • XVIe s.
    Ne celui don n'est don d'aucune chose, Mais plustost dam [tourment], si ce mot dire j'ose [MAROT, III, 315]
    Ce sera l'homme bien tenant, Fust à son dam, la foy promise [ID., IV, 252]
    Le bien des bons, le dam des inhumains [FOURQUÉ, Vie de J. C. f° 117, dans RAYNOUARD]
    Qui vont au dam d'autrui conquerir des lauriers [DE LANDUN, la Franciade, p. 270, dans RAYNOUARD]
    Faisons nous sages à leur dam, mais regrettons leur naufrage [CAMUS DE BELLEY, Diversités, t. I, f° 430, dans RAYNOUARD]
    S'il [mon héritier] n'a assez de ce de quoy j'ay eu si plantureusement assez, à son dam [MONT., IV, 70]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. dam ; espagn. daño ; portug. damno, dano ; ital. danno ; du latin damnum, dommage.

dam

DAM. (On prononce Dan.) n. m. Dommage, préjudice. Il n'est guère usité que dans ces locutions adverbiales : À son dam, à votre dam, à leur dam, qui même ont vieilli.

En termes de Théologie, La peine du dam, La peine des damnés, en tant qu'ils seront privés de la vue de Dieu.

dam

Dam, m. Signifie dommage, detriment, Ainsi dit-on, Ton dam, ou A ton dam, où C'est ton dam, à qui par opiniastrer en son advis, ou inconsiderément entreprendre est mesadvenu, c'est à dire, Le dommage en est tien, comme si quand on est conseillé par autre, et il en meschet, le dommage en deust estre commun aussi au consulteur, Damno tuo, tuoque id incommodo contigerit, Il vient du Latin Damnum, Mais le François le prononce par n, Dan, et le doit ainsi escrire comme aussi Danné et Condanné, Dam aussi est un titre d'honneur qui est donné par courtoisie à un seigneur, auquel on parle ou escrit, comme Dam chevalier vous entreprendrez s'il vous plaist la querelle de moy povre vefve destituée de garieur et defenseur. Aucuns l'escrivent par p, Damp, en ceste signification, mais abusivement, voyez Dame.

A mon dam, Meo periculo, aut damno.

dam


DAM, s. m. [Dan.] On ne l'emploie que dans ces phrâses adverbiales: à votre dam, à son dam, à leur dam, à votre domage, etc. — La peine du dam, en parlant des damnés, la privation de la vision béatifique.
   Rem. Malherbe écrit dan avec une n, pour le faire rimer avec éridan; mais damnation, damner montrent assez qu'on doit écrire dam avec une m à la fin. Segrais et Malleville l'ont employé comme Malherbe, et avec la même ortographe. Ménage trouvait que, à leur dam étoit une expression un peu vieille. L'Acad. la met sans remarque: elle n'est pas du beau style.

Traductions

dam

DAM

dam

dam

dam

Язовир

dam

dam

dam

ダム

dam

dam

Dam

dam

[dɑ̃] nm
au grand dam de → much to the annoyance of