dandin

DANDIN

(dan-din) s. m.
Homme niais et sans contenance. Perrin Dandin, personnification d'un juge ridicule et rapace.
Perrin Dandin arrive, ils le prennent pour juge [LA FONT., Fabl. IX, 9]
George Dandin, paysan enrichi qu'un sot orgueil a porté à s'allier à la noblesse et qui en est puni par l'infidélité de sa femme.
Vous l'avez voulu ; vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu ; cela vous sied fort bien et vous voilà ajusté comme il faut [MOL., G. Dand. II, 9]

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Desquelles bestes à laine en avoit une qui avoit un dandin ou clochette pendue au cou [DU CANGE, sonailla.]

ÉTYMOLOGIE

  • Anglais, to dandle, bercer, auquel Diez rattache l'allemand Tändeln, balivernes. Le sens primitif de dandin est qui se balance, qui va et vient, sens conservé en dandiner.

dandin

DANDIN. n. m. Niais qui n'a pas de contenance. Il est familier.

dandin

Dandin, m. acu. Est dit celuy qui baye çà et là par sottise et badaudise sans avoir contenance arrestée, Ineptus, Insipidus, et Dandiner, user de telle badaudise, Ineptire.

dandin


DANDIN, s. m. DANDINEMENT, s. m. DANDINER, v. n. [Dan-dein, Dan-dineman, dandiné; 1re lon. 3e e muet au 2d, é fer. au 3e.] Ces mots ne se disent que dans le style familier. On apèle Dandin un niais décontenancé. Dandiner ou se Dandiner, c'est branler le corps, comme font ordinairement ceux, qui n'ont point de contenance. Dandinement est le mouvement de celui qui dandine, ou se dandine. "C'est un grand, un vrai dandin: "Il s'en va dandinant: il ne fait que dandiner, ou se dandiner: "Corrigez-vous de ce dandinement continuel.