défaveur

(Mot repris de defaveur)

défaveur

n.f.
Litt. Perte de la faveur, de l'estime dont on jouissait : Cet acteur est tombé en défaveur déconsidération, disgrâce

défaveur

(defavœʀ)
nom féminin
perte de l'estime de qqn s'attirer la défaveur du public

DÉFAVEUR

(dé-fa-veur) s. f.
Perte de la faveur.
Courtisan morfondu, frénétique et rêveur, Portrait de la disgrâce et de la défaveur [RÉGNIER, Sat. III]
La défaveur et la pauvreté ne lui sont point fâcheuses, quand il les souffre [BALZ., 5e Disc. sur la cour.]
.... Dans la défaveur et l'abandonnement [TRISTAN, Mariane, IV, 5]
Une société qui n'était pas de celles que la faveur attire et que la défaveur éloigne [MARMONTEL, Mém. liv. X]
Discrédit. La défaveur des effets publics.

SYNONYME

  • DÉFAVEUR, DISGRÂCE. Disgrâce dit plus que défaveur. La défaveur c'est simplement la perte de la faveur ; mais la disgrâce est quelque chose de plus ; elle implique non-seulement la perte de la faveur, mais aussi la perte des grâces, des choses gracieuses qui étaient possédées, telles que fortune, emplois, position sociale. La défaveur où était Fénelon ne l'empêchait pas d'être archevêque de Cambrai ; la disgrâce où tomba Fouquet amena sa ruine et son emprisonnement.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Et comme M. de la Fleur, avec une mine fort dedaigneuse, en tournant l'eschine, montroit au frater toutes sortes de deffaveurs [D'AUB., Faen. III, 12]
    Desertion qui fut telle defaveur [dommage] pour le roy que vous pouvez estimer, veu mesmement que le camp de l'ennemy n'estoit logé qu'à demy mille de nous [M. DU BELL., 116]
    Il me suffit, soubz la faveur de la fortune, me preparer à sa desfaveur [MONT., I, 281]
    Les Atheniens, pour apparier la desfaveur de ces deux actions [enfanter et mettre à mort], ayants à mundifier l'isle de Delos et se justifier envers Apollo, deffendirent aux pourpris d'icelle tout enterrement et tout enfantement ensemble [ID., III, 361]

ÉTYMOLOGIE

  • Dé.... préfixe, et faveur.

défaveur

DÉFAVEUR. n. f. Cessation de faveur, disgrâce. Il est tombé dans une cruelle défaveur. Il est en défaveur.

defaveur

Defaveur, voyez Deffaveur.

défaveur


*DÉFAVEUR, s. f. DÉFAVORABLE, adj. [1re é fer.] Balzac et Voitûre s'étaient servis de défaveur, qui signifie disgrâce; mais il était déjà vieux au temps de Bouhours. L'Acad. le met jusque dans la dern. édit. et sans remarque. "Depuis sa défaveur. "La défaveur des éfets de la banque. Il est plus en usage, dans le sens de la 2de phrâse, que dans celui de la 1re. On ne dit guère la défaveur d'un homme, pour exprimer sa disgrâce.
   DÉFAVORABLE, s'est mieux soutenu. Qui n'est point favorable. "Un Juge lui a été défavorable. "Cette modération eut des suites défavorables. Hist. d'Angl. "Leur excessive délicatesse ne peut pas devenir défavorable à la Mere de famille, pour laquelle les autres se sont si ouvertement déclarés. Linguet.

Synonymes et Contraires

défaveur

nom féminin défaveur
Perte de faveur.
dévalorisation, discrédit -littéraire: déconsidération, disgrâce, mésestime.
Traductions

défaveur

disfavour

défaveur

ongenade

défaveur

[defavœʀ] nfdisfavour (Grande-Bretagne), disfavor (USA)
en défaveur de qn/qch → against sb/sth
jouer en défaveur de qn/qch → to work against sb/sth
être en défaveur → to be out of favour (Grande-Bretagne), to be out of favor (USA)