demeuré

demeuré, e

adj. et n.
Qui n'a pas une intelligence très développée

demeuré


demeurée

(dəmœʀe)
adjectif
qui n'est pas très évolué mentalement jouer un personnage demeuré

demeuré

masculin

demeurée

féminin
nom
Quel demeuré celui-là !

demeure

DEMEURE. n. f. Habitation. domicile. Choisir, établir sa demeure quelque part. Changer sa demeure. Changer de demeure.

Il se dit, en termes de Jurisprudence, du Retard, du temps qui court au-delà du terme où l'on est tenu de payer ou de faire quelque autre chose. Être en demeure de livrer une chose.

Mettre quelqu'un en demeure de, Faire, par sommation ou autrement, qu'une personne soit avertie que le terme où elle doit remplir une certaine obligation approche ou est passé, en sorte qu'elle ne puisse en alléguer l'oubli ou l'ignorance. On dit dans le même sens Mise en demeure. Il se dit aussi figurément, d'une façon plus générale, de Toute espèce de sommation. Il m'a mis en demeure d'exécuter ma promesse.

Il y a péril en la demeure, Le moindre retard peut causer du préjudice. Ne vous hâtez pas trop, il n'y a pas péril en la demeure.

À DEMEURE, loc. adv. De manière à rester dans le même endroit, dans le même état, à demeurer stable, à n'être pas déplacé. Il n'avait fait jusqu'ici que des séjours dans notre ville : il y est maintenant à demeure. Un châssis, un vitrage à demeure. On dit aussi, en termes de Jurisprudence, À perpétuelle demeure.

En termes d'Agriculture, Labourer à demeure, Donner le dernier labour avant de semer. Semer à demeure, Répandre la semence dans un lieu d'où la plante ne doit pas être transplantée. On sème à demeure le persil, le cerfeuil.

demeure

Demeure, a verbo Demorari.

Lieu de demeure, Domicilium, Habitatio, Locus habitationis.

Demeure qu'on fait en quelque lieu, Mansio.

Prendre, eslire et establir sa demeure, Capere sedem.

Longue demeure, Lenta mora, Diuturna mora.

Faire longue demeure sur le rivage, Cunctari in ripis.

Il faisoit plus longue demeure qu'on n'eust pensé, Amplius opinione morabatur.

Mettant arriere toute demeure, sans targer, Omni cunctatione abiecta.

demeûre


DEMEûRE, s. f. DEMEURER, v. neut. [1re e muet 2e lon. au 1er, 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] I. Demeûre est, 1°. Habitation, domicile, lieu où l'on habite; belle, agréable ou triste, sombre demeûre. Choisir, établir, fixer, sa demeûre en tel endroit; changer de demeûre. = 2°. Le temps pendant lequel on habite en un lieu: "Il n'a pas fait longue demeûre en cette Ville. — En ce sens, son emploi n'est pas fort étendu. = 3°. État de consistance: "Cela n'est pas à demeûre, n'est pas fait à demeûre. — En style de Palais, être en demeûre avec ses créanciers, c'est, ne pas les satisfaire au temps qu'on a promis, être en retard. Mettre en demeûre, ôter toute excûse, en observant les formalités. "On recommande aux Evêques de ne retrancher aucun pécheur de la communion de l'Église, avant que de l'avoir mis en demeûre par des monitions canoniques. Moreau. — Dans le discours ordinaire, on dit de quelqu'un, qu'il est en demeûre envers un aûtre, quand il ne satisfait pas à ce qu'il lui doit, et qu'il ne rend pas les bienfaits, les plaisirs qu'il en a reçus.
   II. DEMEURER est, 1°. Faire sa demeûre. "Demeurer à la Ville, à la campagne, dans une telle rûe, à telle enseigne, etc. = 2°. Être permanent. "Il demeûre toujours dans le même état. Il est peu usité en ce sens. = 3°. Rester: "Il ne lui est rien demeuré de tant de biens. = 4°. Il se dit quelquefois pour le verbe être, et ne fait que renforcer l'expression. "Demeurer interdit, confus. Demeurer d'acord. Demeurer les brâs croisés. = 5°. Tarder. "Il demeûre longtemps à venir: "Sa plaie demeûre longtemps à guérir. = 6°. S'arrêter. Demeurer-là! "Le carrosse demeura au milieu du chemin, sans pouvoir avancer. = 7°. Demeurer dans une harangue, dans un sermon; manquer de mémoire au point de ne pouvoir plus continuer.
   8°. DEMEURER entre dans plusieurs expressions familières. — Demeurer en arrière; rester débiteur. — Demeurer sur la bone bouche, sur ce qui plait. — Demeurer sur son apétit, se retenir de manger quand on a encôre apétit. Figurément, quitter avec regret quelque chôse qui fait plaisir. — Demeurer en beau chemin, s'arrêter lorsque la chôse est plus agréable ou plus favorable. — Demeurons-en là, n'en parlons pas davantage. "Henri Morus récrivit à Descartes; celui-ci lui répondit: et la dispute en demeura-là. PAULIAN. — On dit d'une chôse qu'on a avalée, qu'elle est demeurée sur le coeur, sur l'estomac; qu'elle cause des soulevemens de coeur; qu'elle pèse sur l'estomac. On dit, figurément, de ce dont on conserve du ressentiment, que cela nous est demeuré sur le coeur. — La victoire nous est demeurée, l'afront leur est demeuré: nous avons eu la victoire, ils ont eu l'afront. — Cette afaire n'en demeurera pas là: elle aura des suites, bones ou mauvaises. = M. MARIN pense que dans toutes ces phrâses, rester vaut mieux, et qu'il est plus d'usage.
   Rem. 1°. Demeurer prend, dans ses tems composés, tantôt être, tantôt avoir. Avec l'auxil. être, il marque qu'on est encôre dans un lieu: "Il est demeuré à Paris pour poursuivre un procès. Avec l'auxil. avoir, il marque qu'on n'est plus dans le lieu dont on parle: il a demeuré un an en Italie Restaut. — Racine dit (Bérénice, act. II. sc. II.)
   Ma langue embarrassée
   Dans ma bouche, vingt fois, a demeuré glacée.
Dans ce vers, dit D'OLIVET, démeurer ne saurait être pris que pour rester. Ainsi, ma langue est demeurée glacée, était la seule bonne manière de parler.
   2°. Demeurer difère de loger, en ce qu'il se dit par raport au lieu topographique qu'on habite (ville, village ou campagne); et loger, par raport à l'édifice où l'on se retire. "On demeure à Paris, en Province; à la campagne. On loge au Louvre, chez soi, en hôtel garni. GIR. Synon.
   Demeurer difère aussi de rester, en ce qu'il ne présente que cette idée simple et générale de ne pas quitter le lieu où l'on est, et que rester a de plus, une idée accessoire de laisser aller les aûtres. "Il demeure toujours chez soi: il est resté le dernier à l'Eglise. Il parait aussi que rester convient mieux dans les ocasions où il y a une nécessité indispensable de ne pas bouger de l' endroit, et que demeurer figûre bien où il y a pleine liberté. Ainsi, l'on dit que la sentinelle reste à son poste, et que le dévot demeûre long-temps à l'Eglise. Id. Ibid.
   3°. Demeurer, apliqué aux chôses, n'est pas du beau style. "Les soins publics seroient abandonnés, les afaires demeureroient, les subalternes abuseroient de leur autorité. Massill. J'ôse dire que cette expression n'est pas assez noble pour la chaire.
   4°. Demeurer d'acord régit de devant les noms et les verbes. "Il est demeuré d'acord de tout ce que nous avons dit. "Nous sommes demeurés d'acord de nous écrire. Sév.Demeurer pour certain est vieux: il régit la conjonct. que et l'indicatif. "Il demeûre pour certain et indubitable que vous vous êtes trompé. Voy. Acord.
   Demeurez-en là et demeurez-là sont bien diférens. L'un signifie, n'alez pas plus loin dans cette afaire; l'aûtre, ne bougez de cet endroit. En est nécessaire avec demeurer, dans le 1er sens.
   Dans demeurer court, court est indéclinable, et l'on doit dire d'une femme, elle est demeurée court, et non pas courte; et de plusieurs, ils sont demeurés court, et non pas courts. "Il congratule Théodème sur un discours qu'il n'a pas entendu.... Il lui parle sur-tout de la fidélité de sa mémoire, et il est vrai que Théodème est demeuré court. La Bruyère.

Synonymes et Contraires

demeuré

nom demeuré
Personne stupide.
attardé, imbécile, innocent -familier: crétin -populaire: taré -vieux: idiot.
Traductions

demeuré

blieb

demeuré

bleef

demeuré

forblev

demeuré

남아

demeuré

förblev

demeuré

[d(ə)mœʀe]
adjbackward
nm/fbackward person