disconvenance

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DISCONVENANCE

(di-skon-ve-nan-s') s. f.
Défaut de convenance, c'est-à-dire de rapport, de proportion.
Toute la nature est pleine de convenances et de disconvenances, de proportions et de disproportions, selon lesquelles les choses ou s'ajustent ensemble ou se repoussent l'une l'autre [BOSSUET, Conn. V, 2]
Je crois que les idées du juste et de l'injuste sont aussi claires que les idées de convenance et de disconvenance [VOLT., Phil. ignor. 32]
Selon la disconvenance que nous trouvons entre nous et ces objets [J. J. ROUSS., Ém. I]
Défaut de convenance, c'est-à-dire manque de ce qui convient, agrée.
La passion n'est dans eux que l'amour de leurs convenances et la haine de leurs disconvenances [BERN. DE ST-P., Harmon. liv. V, Harmon. anim.]
Terme de grammaire. État de mots qui ne s'accordent pas.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    La disconvenance aux mœurs presentes de nostre estat [MONT., IV, 79]
    Ce temps n'est propre qu'à nous amender à reculons, par disconvenance plus que par accord ; par difference, que par similitude [ID., IV, 34]

ÉTYMOLOGIE

  • Disconvenant ; provenç. disconveniencia, descovinensa ; espagn. desconveniencia ; ital. disconvenienza.

disconvenance

DISCONVENANCE. n. f. Défaut de convenance, de rapport, de proportion. Il y a une grande disconvenance entre eux. Disconvenance d'âge, de qualité, d'humeur, etc.

disconvenance

Disconvenance, f. penac, Dissensus, us, Dissensio, Dissidentia, Dissidium.

disconvenance


DISCONVENANCE, s. fém. DISCONVENIR, v. neut. [2e longue, 3e e muet, 4e longue au premier.] C'est deux mots, qui ont la même source, n' ont pas grand raport dans leur signification. Le 1er se dit des chôses. Manque de convenance, disproportion, inégalité. Les mariages ne sont pas heureux, quand il y a une grande disconvenance d'âge. Trév. — Le second se dit des persones: ne pas convenir, ne pas demeurer d'acord d'une chôse. Il régit de devant les noms et les verbes. "Il ne disconvient pas du fait: il disconvenoit de l'avoir dit. — Dans les temps composés, il prend l'auxil. être: "Il n'en est pas disconvenu, et non pas, il n'en a pas disconvenu.
   Rem. Ce verbe régit quelquefois la conjonct. que avec le subjonctif, précédé de la négative ne: "Je ne disconviens pas qu'il ne puisse résulter quelque inconvénient de cet article. Avec ce régime, disconvenir ne s'emploie qu'avec la négative, et il en exige une aûtre devant le verbe régi. Quelques Auteurs ont retranché cette particule ne devant le régime. "On ne disconvient pas que le plaisir des sens puisse coopérer au bonheur. Le Spectacle enchanteur des merveilles de la nature le manifeste à chaque instant. Il falait, ne puisse coopérer, etc. "Je ne puise disconvenir qu'il règne à Ganjàm un dérèglement de moeurs, qui n'a rien de semblable dans toute l'Inde. Let. Édif. Il falait: qu'il ne règne, etc. — L'Acad. met cette négative dans un de ses exemples. "Vous ne sauriez disconvenir qu'il ne vous en ait parlé.
   2°. Il y a un choix à faire entre le régime de la prép. de, et celui de la conjonction que. En général, quand le verbe régi ne se raporte pas au sujet de la phrâse (au nominatif de disconvenir), il faut se servir du dernier régime. "Il ne disconvient pas que je ne le lui aie dit; que je ne l'en aie averti. Quand il s'y raporte, il faut distinguer le fait du droit. Lorsqu'on ne parle que du fait, on met de; quand on parle du droit, on se sert de que. "Il ne disconvenait pas de l'avoir dit, et qu'il n'ait fort mal fait de le dire.