dissipateur, trice

DISSIPATEUR, TRICE

(di-si-pa-teur, tri-s') s. m. et f.
Celui, celle qui dissipe sa fortune dans le désordre. Quel dissipateur ! Un insensé dissipateur. Adj. Une cour follement dissipatrice.
Un fils dissipateur succède à un père avare [RAYNAL, Hist. phil. IV, 1]
Le public parut trembler un moment que l'urgence des besoins ne vous rendît moins scrupuleux sur les engagements d'une administration dissipatrice [MIRABEAU, Collection, t. IV, p. 281]

SYNONYME

  • DISSIPATEUR, PRODIGUE. Dissipateur dit plus que prodigue. Un homme est prodigue quand il fait facilement de la dépense et qu'il n'épargne pas son bien ; mais cela n'implique pas qu'il le dissipe ; sa prodigalité peut ne pas aller jusqu'à entamer absolument sa fortune. Au contraire le dissipateur fait si Men que bientôt il ne lui reste rien de la sienne.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Tu n'es femme que de despence Et dissiperesse de biens [E. DESCH., Poésies mss. f° 379, dans LACURNE]
  • XVIe s.
    Solon, le bon legislateur, Qui fut des maulx le vray dissipateur [, les Tri. de Pétrarque, trad. du baron d'Oppède, f° 86, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. dissipator, de dissipare, dissiper ; provenç. dissipayre ; catal. dissipator ; espagn. disipator ; ital. dissipatore. Le provençal dissipayre est au nominatif, du latin dissipátor ; le régime est dissipador, de dissipatórem.