distant, ante

DISTANT, ANTE

(di-stan, stan-t') adj.
Qui est à une certaine distance, en parlant des lieux. Ces deux villes sont distantes l'une de l'autre de cent kilomètres.
Un homme qui était à côté de Josèphe, reçut un coup de pierre qui lui emporta la tête ; cette pierre était lancée par une machine distante de 375 pas [ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. XI, 2e partie, p. 513, dans POUGENS.]
N'est-il pas infiniment plus simple de supposer au globe que nous habitons un mouvement de rotation sur lui-même, que d'imaginer, dans une masse aussi considérable et aussi distante que le soleil, le mouvement extrêmement rapide qui lui serait nécessaire pour tourner en un jour autour de la terre ? [LA PLACE, Expos. II, 1]
Il se dit aussi en parlant du temps. Ces deux époques ne sont pas fort distantes.
Comme la vieillesse est l'âge le plus distant de l'enfance [PASC., Préface, Vide.]
Terme de botanique. Se dit d'organes de même nature qui sont plus écartés sur la tige ou sur les rameaux que ne le sont d'ordinaire les organes semblables. Terme d'entomologie. Antennes distantes, celles qui sont écartées l'une de l'autre à leur origine.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Et nous disons de ce qui est plus distant et plus dissemblable au moien, que il lui est plus opposé et plus contraire [ORESME, Eth. 53]
  • XVIe s.
    Et trouva l'on que la victoire avoit esté gaignée le mesme jour que le bruit s'en estoit levé à Rome, combien que les lieux soient distans l'un de l'autre de plus de douze cents cinquante lieues [AMYOT, P. Aem. 41]

ÉTYMOLOGIE

  • Lat. distans, de di.... préfixe, et stans, qui est debout, de stare (voy. STABLE).