dol

dol

n.m. [ lat. dolus, ruse ]
Dans la langue juridique, manœuvre frauduleuse destinée à tromper : Être victime d'un dol.

DOL1

(dol) s. m.
Terme de jurisprudence. Tromperie, fraude.
A moins qu'il n'y ait fraude ou dol du procureur.... [MONTESQ., Espr. XXIX, 16]
Je craindrais toujours que le dol Ne m'en dépossédât sous ombre de justice, Et qu'un jour le maître du sol Ne revendiquât l'édifice [LAMOTTE, dans DESFONTAINES]
Manœuvres frauduleuses qui déterminent quelqu'un à contracter.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Quant je considere et pense à mes faits, je me recorde que j'ay par fraude et doil despouillé la cité et le temple de Jherusalem d'or et d'argent [, Hist. de la Toison d'or, t. I, f°54]
  • XVIe s.
    Quant à Martius, ce fut par dol et tromperie qu'il jetta les Romains en guerre contre les Volsques [AMYOT, Alcib. et Cor. comp. 3]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenc. dol ; espagn. et ital. dolo ; du latin dolus ; comp. l'anglo-saxon dol, erreur.

DOL2

(dol) s. m.
Gros tambour dont on se sert dans la musique militaire.

ÉTYMOLOGIE

  • Probablement le latin dolium, tonneau, par assimilation de forme. Dolium avait donné doil :
    Cuves, doils et autre sorte de vaisselle à vin [, Coutumier gén. t.II, p. 672]

dol

DOL. n. m. T. de Jurisprudence. Toute espèce d'artifice employé pour induire ou entretenir une personne dans une erreur propre à la faire agir contrairement à ses intérêts. Sans dol ni fraude. Il y a eu dol dans le contrat.

dol

Dol, Dolus, Captio.

Par dol et tromperie, Dolose, Captiose.

Plein de dol et deception, Dolosus, Captiosus.

dol


DOL, DOLE, Villes de France. Ce sont deux villes diférentes: l'une est en Bretagne, l'aûtre est en Franche-Comté. * le P. Barre (Hist. d'Allem.) parle de l'Évêque de Dole, où il n'y a point d' Évêché. Il faut dire, de Dol.
   DOL, s. m. Vieux mot, qui n'est plus en usage qu'au Palais. Tromperie, fraûde. "Sans dol, ni fraûde.

Traductions

dol

הונאה (נ), פלסתר (ז), הוֹנָאָה

dol

dolo