douer

(Mot repris de douâtes)

douer

v.t. [ lat. dotare ]
Pourvoir d'avantages, de qualités : La nature l'a doué d'un grand talent doter, gratifier

douer


Participe passé: doué

Indicatif présent
Passé simple
Imparfait
Futur
Conditionnel présent
Subjonctif imparfait
Subjonctif présent
Impératif
Plus-que-parfait
j'avais doué
tu avais doué
il/elle avait doué
nous avions doué
vous aviez doué
ils/elles avaient doué
Futur antérieur
j'aurai doué
tu auras doué
il/elle aura doué
nous aurons doué
vous aurez doué
ils/elles auront doué
Passé composé
j'ai doué
tu as doué
il/elle a doué
nous avons doué
vous avez doué
ils/elles ont doué
Conditionnel passé
j'aurais doué
tu aurais doué
il/elle aurait doué
nous aurions doué
vous auriez doué
ils/elles auraient doué
Passé antérieur
j'eus doué
tu eus doué
il/elle eut doué
nous eûmes doué
vous eûtes doué
ils/elles eurent doué
Subjonctif passé
j'aie doué
tu aies doué
il/elle ait doué
nous ayons doué
vous ayez doué
ils/elles aient doué
Subjonctif plus-que-parfait
j'eusse doué
tu eusses doué
il/elle eût doué
nous eussions doué
vous eussiez doué
ils/elles eussent doué

DOUER

(dou-é) v. a.
Terme de droit. Assigner un douaire à celle qu'on épouse.
Je dis que le futur peut, comme bon lui semble, Douer la future [MOL., Éc. des f. IV, 2]
Dans le langage général, gratifier, accorder, en parlant de Dieu, de la nature, des génies, des fées. La nature l'a doué d'heureuses facultés.
On ne saurait dire si Ésope eut sujet de remercier la nature ou bien de se plaindre d'elle ; car, en le douant d'un très bel esprit, elle le fit naître difforme et laid de visage [LA FONT., Vie d'Ésope]
Malheureuse, les dieux ont-ils doué tes pleurs De ces charmes puissants qui fléchissent les cœurs ? [DESFONTAINES, ]

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Toute sa terre nequident [néanmoins] m'a donée ; De Ribemont iert [sera] ma feme doée [, Raoul de C. 224]
  • XIIIe s.
    Veullez que vostre mere m'ame de s'amour doe [, Berte, XXXIII]
    Li enfant de le [la] premiere feme emportent le [la] moitié dont lor mere fu douée [BEAUMANOIR, XIII, 2]
    Li prestres fet dire à l'omme quant il espouse [célèbre le mariage] : Du douaire qui est devisés entre mes amis et les tiens, te deu [ID., ib.]
    Trop pou [peu] fu de tiex [tels] hommes, ne de si bien doez, Puis que Diex fu por nous en sainte croix cloez [J. DE MEUNG, Test. 103]
  • XVe s.
    Raporter la besongne en tel point que la pucelle soit tenue de vous regracier, et qu'elle puisse avoir occasion de vous aymer, et vous douer de son gent corps [, Perceforest, t. II, f° 8]
  • XVIe s.
    Icy chez luy, où par devote emprise Fonda, bastit, et doua ceste eglise [MAROT, III, 246]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. et espagn. dotar ; ital. dotare ; du latin dotare, de dos, dotis, dot (voy. DOT).

douer

DOUER. v. tr. Pourvoir de qualités. Il ne se dit qu'en parlant des Avantages qu'on reçoit du Ciel, de la nature. Dieu l'a doué d'une grande vertu, d'une grande sagesse, d'une grande patience. La nature l'a doué d'heureuses facultés, a doué cette jeune fille d'une grande beauté. C'est un homme heureusement doué, ou absolument, Il est doué, C'est un homme pourvu de dons naturels.

doüer

Doüer, Dotare.

Doüé, Dotatus.

douer


DOUER, v. a. [Dou-é; devant l'e muet l'u est long: Il doûe. Au futur et au conditionel, il douera, douerait, l'e est entièrement muet, doûra, doûrè, en deux syllabes.] Avantager, favoriser, pourvoir, orner. Il régit l'ablatif (la prép. de.) "Le Ciel l'a doué d'un naturel heureux. "Les talens, la beauté, dont la nature l'a doué, ou douée. Il a sur-tout ce régime au participe. "Il est doué de mille belles qualités.
   Malheureuse! les Dieux ont-ils doué tes pleurs
   De ces charmes puissans qui fléchissent les coeurs?
       Creb.
Au Palais, doner, assigner un douaire. "Il a doué sa femme d'une telle somme.

Traductions