embâter

(Mot repris de embâtant)

EMBÂTER

(an-bâ-té) v. a.
Garnir du bât une bête de somme. Embâter les mulets.
Fig. et familièrement, embarrasser ou ennuyer. Embâter quelqu'un d'une affaire désagréable. Vous nous avez embâtés d'un homme insupportable.
Le chancelier déclara à M. de Chevreuse qu'il pouvait faire son fils duc et pair s'il voulait, et embâter le roi de ses beaux raisonnements [SAINT-SIMON, 313, 114]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Que le mulet aie le dos uni, non beaucoup pendant des deux costés, ains approchant celui du cheval, afin de tant mieux tenir la selle, ce qui n'est considerable au mulet à bast, qui s'embaste bien en dos d'asne, c'est à dire pendant [O. DE SERRES, 315]

ÉTYMOLOGIE

  • En 1, et bât ; provenç. enbastar ; ital. imbastare.

embâter

EMBÂTER. v. tr. Charger d'un bât. Embâter un cheval, un âne.

Il signifie, figurément et familièrement, Charger quelqu'un d'une chose qui l'incommode. On l'a embâté d'une affaire bien désagréable. Il se dit aussi en parlant des Personnes. Qui est-ce qui m'a embâté d'un pareil imbécile? Il est vieux.

embâter


EMBâTER, v. act. [Anbâté; 1re et 2e lon. 3e é fer.] Mettre le bât à un mulet. — L'Acad. avait dabord mis ce mot dans son Dictionaire. Elle l'ôta dans la suite. Elle l'a remis dans les dernières éditions. "Embâter un âne, un cheval, un mulet. = Au figuré (style chagrin ou moqueur), charger quelqu'un d'une chôse qui l' incomode. "Il m'a embâté d'un sot homme, d'une vilaine commission, d'un emploi pénible, et qui ne rend rien.