enjambement

(Mot repris de enjambements)

enjambement

n.m.
Dans un poème, rejet au vers suivant d'un ou de plusieurs mots étroitement unis par le sens à ceux du vers précédent : « Non ce n'était pas le radeau / De la Méduse ce bateau » est un enjambement de Brassens.

ENJAMBEMENT

(an-jan-be-man) s. m.
Terme de prosodie. L'état ou le défaut du vers qui enjambe sur le suivant. L'enjambement est surtout usité dans la poésie familière ; ailleurs on ne l'emploie guère que pour produire un effet.

ÉTYMOLOGIE

  • Enjamber.

enjambement

ENJAMBEMENT. n. m. T. de Versification. Il se dit d'un ou plusieurs Mots qui achèvent le sens d'un vers et sont rejetés au vers suivant.

enjambement


ENJAMBEMENT, s. m. ENJAMBER, v. n. et act. [Anjanbeman, : 2e lon., 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Enjamber, c'est faire un grand pas, avancer beaucoup une jambe. "Il faut bien enjamber, pour passer le ruisseau. "Il a enjambé par-dessus. — V. act. "Enjamber le ruisseau; enjamber deux marches à la fois. = 2°. Marcher à grands pâs: "Voyez comme il enjambe. = 3°. Avancer sur: "Cette poutre enjambe tout le mur du voisin. — "Ce vers enjambe sur l'aûtre; le sens du 1er n'est achevé qu'au comencement, ou au milieu du vers suivant: c'est une beauté dans les vers latins, et ordinairement un défaut dans les vers français. = 4°. Usurper, empiéter. "Il a enjambé sur l'héritage du voisin; sur moi; sur les Communes. — Et activement: "Il a enjambé ce morceau sur nous. = 5°. On dit, d'un homme qui a les jambes extrêmement longues, qu'il est haut enjambé.
   ENJAMBEMENT, ne se dit que dans le sens marqué n°. 3°., en parlant d'un vers dont le sens comencé ne s'achève que dans une partie du vers suivant. — Trév. dit aussi enjambage, mais celui-ci n'est pas usité.

Traductions

enjambement

Анжамбеман

enjambement

Анжамбман

enjambement

enjambment

enjambement

enjambment

enjambement

[ɑ̃ʒɑ̃bmɑ̃] nm (en poésie)enjambement