enlevé, ée


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ENLEVÉ, ÉE

(an-le-vé, vée) part. passé.
Levé en haut. Le plateau de la balance enlevé par un poids. Un fardeau enlevé de terre. Terme de blason. Se dit de certaines pièces de l'écu qui paraissent enlevées. Terme de sculpture. Feuilles enlevées, feuilles d'arbres qui sont détachées du fond. Fig. et familièrement. Cela est enlevé, se dit d'un dessin large, facile et hardi, d'un morceau de musique joué très bien et très vivement, et aussi d'une scène, au théâtre. Fait rapidement. Un volume enlevé en dix jours est un volume fait en dix jours.
Emporté, soustrait.
Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient [LA FONT., Fabl. I, 13]
Pris de vive force. Une place enlevée à l'ennemi. Position enlevée à la baïonnette.
Qui est l'objet d'un rapt. Une femme enlevée.
Qui a perdu la vie par une maladie.
Elle a été enlevée en six jours, sans connaissance ; enfin cela est pitoyable [SÉV., 353]
Acheté avec empressement.
Mon livre était enlevé, la première édition en était épuisée [MARMONTEL, Mém. VIII]
Ravi, charmé.
Cet événement est grand, et si singulier, si brillant, si extraordinaire qu'on en est enlevé [SÉV., 600]
On était enlevé des grâces de sa conversation [de Mlle Rose] [SAINT-SIMON, 87, 131]
Ici je me sentis enlevé hors de moi par de plus invincibles charmes [MARMONTEL, Mém. X]