enseigne

1. enseigne

n.f. [ lat. insignia, insignes d'une fonction, de signum, signe ]
1. Marque distinctive placée sur la façade d'une maison de commerce : Une enseigne lumineuse.
2. Litt. Signe de ralliement pour une troupe bannière, drapeau, étendard
À telle enseigne que,
Litt. à tel point que : J'ai crié de toutes mes forces, à telle enseigne que je suis aphone.
Être logé à la même enseigne,
être dans le même cas : Face au terrorisme, nous sommes logés à la même enseigne.

2. enseigne

n.m. [ de 1. enseigne ]
Anc. Officier porte-drapeau.
Enseigne de vaisseau,
officier de la marine nationale.

ENSEIGNE

(an-sè-gn') s. f.
Marque, indice pour faire reconnaître quelque chose. Donner de bonnes, de fausses enseignes.
Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que des abeilles, Avaient longtemps paru ; mais quoi ? dans les frelons Ces enseignes étaient pareilles [LA FONT., Fabl. I, 21]
L'empreinte dont tous ses traits portent la divine enseigne [J. J. ROUSS., Hél. I, 5]
À bonnes enseignes, à bon titre, avec sûreté, en toute garantie.
Vous êtes comme il faut pour n'être persuadée qu'à bonnes enseignes [SÉV., 92]
Il n'y a pas trop de sûreté de se mettre sur le Rhône qu'à bonnes enseignes [RAC., Lett. 7 à la Fontaine.]
Elle ne voulait rien éprouver de l'amour qu'à bonnes enseignes [HAMILT., Gramm. 10]
N'en voulant favoriser aucun qu'à bonnes enseignes [LESAGE, Gil Blas, VII, 7]
Qui ne s'en laisse imposer qu'à bonnes enseignes [J. J. ROUSS., Ém. II]
Je me suis emparé de vingt paires de mulets que je ne rendrai qu'à bonnes enseignes [P. L. COUR., Lett. I, 109]
À telles enseignes que, en preuve que.
J'ai payé le reliquaire à ce jeune homme, à telles enseignes qu'il doit avoir actuellement sur lui cent vingt écus d'or que je lui ai comptés [LESAGE, Guzm. d'Alfar. II, 10]
À telles enseignes que j'ai encore un mouchoir à elle, qu'elle a oublié chez moi [MARIVAUX, Marianne, 1re partie.]
Anciennement. Enseigne ou faveur, pièce détachée de la parure d'une dame et donnée à un chevalier combattant dans un tournoi.
Ancien terme de manufacture. Une certaine mesure de drap, qui revenait à trois aunes. Une pièce de quinze enseignes, c'est-à-dire de quarante-cinq aunes.
Tableau figuratif mis au-dessus d'une maison pour indiquer le commerce ou la profession du propriétaire.
L'enseigne fait la chalandise [LA FONT., Fabl. VII, 15]
Ne songez pas même à réformer les enseignes d'une ville [LA BRUY., X.]
Elle aura bien de la peine à quitter un hôtel pour reprendre son enseigne de la Picarde [DANCOURT, Déroute de Pharaon. sc. 7]
[Le portrait du roi d'Yvetot] C'est l'enseigne d'un cabaret Fameux dans la province [BÉRANG., Yvetot.]
Nous sommes tous deux logés à la même enseigne, c'est-à-dire nous sommes dans le même embarras, ou malheur, ou perte. Il a logé à l'enseigne de la lune, il a couché à l'enseigne de la belle étoile, se dit de quelqu'un qui, n'ayant point de logis, ayant été mis hors du sien, a couché dehors. Fig.
On ne passe point dans le monde pour se connaître en vers, si l'on n'a mis l'enseigne de poëte, ni pour être habile en mathématiques, si l'on n'a mis celle de mathématicien ; mais les vrais honnêtes gens ne veulent point d'enseigne [PASCAL, Pensées, part. I, art. IX]
Folie de mettre l'enseigne de philosophie [LA BRUY., XII]
Le châtiment tomba sur ses oreilles, Qui, tout à coup s'allongeant à merveilles, Par leur longueur et leur mobilité Servent d'enseigne à sa fatuité [J. B. ROUSS., Allég. I, 5]
C'est une enseigne à bière, se dit d'un portrait, d'un tableau mal peint.
M. Durand a mis beaucoup de nouvelles nuances à son enseigne à bière [VOLT., Lett. Thibouville, 9 janvier 1771]
Drapeau, signe de ralliement dans les armées romaines. Les enseignes romaines étaient des aigles.
Vous marcherez à Rome à communes enseignes [CORN., Sertor. I, 3]
Que ceux qui ont fait serment marchent sous mes enseignes [MONTESQ., Esp. VIII, 13]
Par extension, toute espèce d'étendard.
La guerre est presque aussi ancienne que le genre humain, et les enseignes sont aussi anciennes que la guerre [SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuvres, t. IV, p. 298]
Il veut qu'au bruit des cors, au son de la cymbale, On déroule à l'instant son enseigne royale [DELILLE, Par. perdu, I]
Prend-il la fuite, est-il tué ? tous les corps se dispersent ou se rangent sous les enseignes de l'ennemi [RAYNAL, Hist. phil. v, 34]
Fig. Marcher, combattre sous les enseignes de quelqu'un, se ranger sous son autorité.
Où tes maîtres séduits marchent sous tes enseignes [VOLT., Fanat. II, 5]
Terme de marine. Enseigne de poupe, le pavillon qui se met sur la poupe. Gaule d'enseigne, se dit quelquefois du petit mât qui porte l'enseigne.
Dans l'ancienne infanterie française, la charge de porte-drapeau. Son fils obtint une enseigne. La compagnie commandée par celui qui avait la charge d'enseigne. S. m. Celui qui portait l'enseigne. Un enseigne aux gardes. Dans la marine, un enseigne de vaisseau, officier dont le grade était le moins élevé (depuis peu d'années on y a substitué le titre de lieutenant de frégate).
La singularité du fait et le courage que cet enfant avait témoigné, le firent faire enseigne après le combat [Mme DE CAYLUS, Souven. p. 30, dans POUGENS]

PROVERBE

    À bon vin il ne faut pas d'enseigne, et, elliptiquement, à bon vin pas d'enseigne, c'est-à-dire il n'est pas nécessaire de faire beaucoup d'efforts pour mettre en vogue ce qui est bon.

HISTORIQUE

  • XIe s.
    L'enseigne [de] Charle n'i devons ublier [, Ch. de Rol. X]
    Geifreid d'Anjou qui l'enseigne teneit [, ib. CCLIX]
    Charles [crie] mont-joie l'enseigne renomée [, ib. CCLX]
  • XIIe s.
    En meint estor fu veü ses enseignes [, Ronc. p. 1]
    Jamais en nos aages [nous] ne portassions ansaigne [, Sax. XX]
    Vestu [il] ot un bliaut à anseigne d'orfrois [, ib. XXXIII]
  • XIIIe s.
    Alés moi bientost à Serre, et distes au castelain de par moi que par nulle ensegne que je li mange [mande] ne por nulle lettre, que il ne renge [rende] le castiel [H. DE VALENC., XXII]
    Et s'on voit qu'ele en die vraies ensengnes, on l'en doit plus tost croire que une autre [BEAUMANOIR, XVIII, 3]
    Tu li diras que il te croie, à teles enseignes que tu iras combatre à l'empereur de Perse à tout trois cens homes, sanz plus, de ta gent [JOINV., 264]
    Il te mande que ce fu il meesmes que tu trovas al bois les bestes gardant, et à icelles ansaignes que il te dist que il venroit à toi quant il voldroit [, Merlin, f° 42, verso]
  • XIVe s.
    Dites-lui que vers lui [je] vous envoie prier ; A très bonnes enseignes vous pourrez avancier [, Guesclin. 12972]
    En oultre nous plaist et voulons, que tous lesdit Juys et Juyves demourans en nostre dit royaume portent leur enseigne acoustumée au dessus de la ceinture et en lieu plus apparent, et sera ladicte enseigne du large du seel de nostre Chastellet de Paris ; et qui sera trouvé sens enseigne, il paiera vint solz parisis d'amende [DE LABORDE, Émaux, p. 262]
    Il est permis aux filles de joie de la ville de Thoulouse de porter et vestir telles robes et chapperons comme elles vouldront, et entour l'un de leurs bras une ensaigne ou difference d'un jaretier ou lisiere de drap d'aultre couleur que la robe [ID., ib.]
    Pour six sainctures et dix aulnes de rubant blanc, pour faire enseignes es livres [DE LABORDE, ib.]
  • XVe s.
    Un chascun d'eulx [des trois ordres] son droit estat maintiengne ; Car l'exceder est monstre et droicte ensaigneDe pis avoir pour le peuple et l'Eglise [E. DESCH., Souffr. du peuple.]
    D'assez d'autres nobles hommes pourroit-on dire, desqueulx, quand jeunes estoient, les enseignes de leurs enfances demontroient enseignes de leurs conditions [, Bouciq. I, 2]
    À Jehan Martin orfevre, demeurant à Boulongne, pour une enseigne ou ymage d'or faicte en la reverence de Nostre Dame de Boulongne [DE LABORDE, Émaux, p. 262]
    Plusieurs coups et entre les autres ung en la gorge dont l'enseigne lui est demeurée toute sa vie [COMM., I, 4]
    Et pour toutes enseignes n'y est memoire d'eulx [des Français en Sicile] que pour les sepultures de leurs predecesseurs [ID., VI, 3]
    Les Suisses, qui rapporterent tous leurs enseignes [ID., VIII, 14]
    Il n'a pas esté seul entaché de ce mal [la jalousie] ; mais toutefois, pour ce qu'il fut outre l'enseigne, je ne me saurois passer sans faire savoir le gracieux tour qu'on lui fit [LOUIS XI, Nouv. XXXVII]
  • XVIe s.
    Ne bourgs, chasteaulx, manoirs, villes, champaignes, Où n'ait planté ses guydons et enseignes [J. MAROT, V, 56]
    Il y en a aucuns qui, à faulses enseignes, usurpent le nom d'historiens [AMYOT, Préf. XII, 39]
    Le trident l'enseigne de Neptune [AMYOT, Thès. 6]
    Les souldars qui sont soubs une mesme enseigne s'appellent manipulares [ID., Rom. 12]
    Les faisceaux de verges, enseignes du souverain magistrat [ID., Public. 64]
    La ville d'Orchomene avoit reçu deux enseignes [compagnies] de gens de pied pour la garder [ID., Pélop. 29]
    Un port' enseigne qui estoit à la garde du bourg Saint Pierre [MONT., I, 61]
    Il n'en adveint pas si heureusement à l'enseigne du capitaine Julle [ID., I, 62]
    Je m'asseure avoir veu donner pour trois sols la douzaine des figures d'enseignes que l'on portoit aux bonnets, lesquelles estoyent si bien labourées et leurs esmaux si bien parfondus sur le cuivre, qu'il n'y avoit nulle peinture si plaisante [PALISSY, 308]
    Chacune enseigne coustumierement des uns et des autres estoit accompagnée de cent ou six vingt hommes [FROUMENTEAU, Finances, 3e liv. p. 405]
    Le seigneur Horace Baion, chef des enseignes noires [les bandes noires] [M. DU BELLAY, Mém. liv. III, f° 84, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. enseigna, enseyna, essenha ; catal. insignia ; anc. espagn. enseña ; ital. insegna ; du latin insignia, pluriel neutre de insignis, insigne, de in, et signum, signe. Dans les anciens textes on trouve parfois enseigne masculin, qui vient alors directement du neutre insigne.

enseigne

ENSEIGNE. n. f. Marque, indice servant à faire reconnaître quelque chose. Dans ce sens, il ne s'emploie qu'au pluriel dans la locution adverbiale À bonnes enseignes, À bon titre, à juste titre, ou Avec des garanties, avec des sûretés. Il ne veut payer qu'à bonnes enseignes. Il ne faut se fier à lui qu'à bonnes enseignes, et dans la locution conjonctive À telles enseignes que, Tellement que, la preuve en est que. J'ai été chez vous; à telles enseignes que votre concierge m'a dit, etc.

ENSEIGNE se dit aussi des Tableaux, figures ou toute autre indication qu'un commerçant, un artisan, un aubergiste, etc., met à son magasin, à son atelier, à son établissement pour se signaler au public. Il loge à telle enseigne. À l'enseigne de la Tête noire, du Lion d'or, etc. Une auberge où pend pour enseigne le Cheval blanc. Un des plus fameux tableaux de Watteau est l'enseigne qu'il peignit pour Gersaint.

Fig. et fam., Nous sommes tous les deux logés à la même enseigne, J'éprouve la même contrariété, la même perte, le même préjudice que vous.

Prov. et fig., À bon vin il ne faut point d'enseigne, ou plus ordinairement, À bon vin point d'enseigne, Ce qui est bon n'a pas besoin d'être prôné, vanté.

Il se dit en outre pour Drapeau ou signe accoutumé de ralliement. On ne l'emploie plus guère dans cette acception que lorsqu'il s'agit des anciennes armées romaines : Les enseignes romaines étaient des aigles. Il se dit aussi dans certaines phrases figurées, comme Marcher, se ranger, combattre sous les enseignes de quelqu'un.

Il s'est dit aussi, dans l'ancienne infanterie française, de la Charge de celui qui portait le drapeau. Son fils obtint une enseigne.

Il s'est dit également de Celui qui avait cette charge; et, dans ce sens, il est masculin. Un enseigne aux gardes monta le premier sur la brèche.

Enseigne de vaisseau, Titre du grade des officiers de marine qui est immédiatement au-dessous de celui de lieutenant de vaisseau.

enseigne

Enseigne proprement c'est une marque mise pour denoter quelque signifiance, et vient de En et signe, comme estant mise en signe et denotation de quelque chose, le mot Insigne Latin a la mesme composition, mais de trop plus large signification. Enseigne aussi se prent pour banniere ou Estendart qu'on porte à la guerre et és compagnies de gens de pied. Vexillum, Signum, ainsi appelé ou pour la raison dessusditte ou bien de ce mot Signum, qui en Latin signifie aussi enseigne de guerre, par ce que le gonfanon et principale enseigne des Romains avoit ou une aigle peincte au milieu, comme aucuns estiment, ou bien en bosse portée sur une base quarrée au bout d'une Javeline, lesquels Romains par ce mot Signum, entendoient aussi les effigies des bestes apposées ausdits enseignes, et d'autant aussi que nous retenons le mot Portenseigne (qu'on dit à present simplement l'enseigne) de Signifer, Latin. Autres pensent que Enseigne prins pour Estendart vienne de Insignia, mot Latin tout semblable, par ce qu'aux Enseignes, au lieu de la divise des couleurs qu'on y met tant seulement, on mettoit anciennement les armes et blason de la couronne, Republique, ou autre estat, ou des particuliers princes et seigneurs, dont lesdits enseignes estoient, lesquelles armes et blason sont aussi signifiées par ledit mot Insignia, et conforméement à ceste opinion on trouve ces exemples és anciens Romans. L'enseigne de Charlemagne estoit devant toute desployée, d'azur à fleurs de lis toute semée, my-partie d'Alemaigne. Item, quel blason portoit-il en la bataille? Le poursuyvant respondit, qu'il portoit un Escu de gueules à la nef d'or, qui est l'enseigne de Fez. Item, Le quart portoit à son enseigne un escu d'argent à trois chasteaux de synople.

¶ Enseigne aussi se prend pour la compagnie des soldats, marchans soubs une enseigne, laquelle est envers aucunes nations de cinq cens hommes et envers autres de trois cens pour estre complete.

Enseigne en outre avec l'article masculin se prend pour le port'enseigne. Signifer, car les deux genres concurrent en ce mot pour significations diverses, voyez Trompete, et selon ceste signification on conte ainsi les membres d'une compagnie, Le Capitaine, Le Lieutenant, L'enseigne, Le Caporal, etc. voyez Blason.

Une enseigne qu'on pend és maisons, Signum.

Enseigne de recognoissance, Symbolus, vel Symbolum, hoc est tessera rei conuentae, pactaeque.

L'enseigne que ceux qui avoient droict d'hospitalité les uns envers les autres gardoyent pour se faire recognoistre eux et leurs successeurs, Tessera hospitalis.

Fort petite enseigne, Tenue argumentum, indiciumque.

Apparence et enseigne restant de quelque chose, Vestigium.

Les enseignes par lesquelles on cognoissoit qu'on avoit usé d'anneaux, Vestigium annulorum.

Demander à faulses enseignes, Suppetere.

Je vous diray les enseignes, Argumenta rei dicam.

Porter l'enseigne de l'estat dont on se mesle, Tesseram professionis gestare, B.

Il luy baille bonnes enseignes, Secretis notis eum instruit, B. ex Liuio.

Donner enseignes, Indicia dare.

Donner quelque grand signe et enseigne de bonté de nature, Clarum specimen indolis dare.

Donner quelque enseigne et argument, Coniecturam afferre.

Monstrer par enseignes, Argumentis monstrare.

Prendre certaine enseigne de quelque chose, Argumentum certissimum accipere.

¶ Enseignes, Insignia insigniorum, Signa signorum.

Port'enseigne, Signifer, Vexillarius.

Port'enseigne où estoit l'aigle, Aquilifer.

Desployer ou mettre les enseignes aux champs, Attollere signa.

Se mettre soubs l'enseigne de quelqu'un, Applicare se ad aliquem quasi patronum, B.

Venir à enseignes desployées à l'encontre de son pays, et luy faire guerre, Signa patriae inferre.

Les enseignes qui vont droit contre l'ennemi pour luy faire despaisir, Signa infesta.

enseigne


ENSEIGNE, s. f. et m. [An-cèg-ne; 1re lon. 2e è moy. mouillez le g, 3e e muet.] Enseigne est fém. 1°. Quand il signifie marque, indice servant à faire reconaître quelque chôse. "L'enseigne que vous m'aviez donée pour trouver cette maison, n'était pas fort juste. — Il se dit ordinairement au pluriel. "Doner de bones enseignes. = 2°. Tableau que l'on atache à la maison d'un Marchand, d'un Artisan, d'un Aubergiste, etc. Son enseigne est un lion d'or. "Il est logé à l'enseigne de l'écu de France. "Cette enseigne est bien grossièrement peinte. = 3°. Signe militaire. "Les enseignes Romaines. — On le disait autrefois des drapeaux de l'Infanterie, et ce mot est resté dans ces phrâses. "Tambour batant et enseignes déployées. "Combatre, marcher sous les enseignes de. = 4°. Charge de celui qui porte le drapeau. "Le Roi lui a doné une enseigne. = 5°. Il est masc. quand il signifie l'Oficier qui a cette charge. "Un Enseigne dans la Marine, etc.
   On dit adverbialement (n°. 1°.) à tèlles enseignes que, etc. Cela est si vrai que, etc. À~ bones enseignes, avec conaissance et sur de bones preuves, de bones raisons "Je vous crois et je sais que vous êtes tout comme il faut pour n'être persuadée qu'à bones enseignes. Sév. "Je ne me fierai à lui qu'à bones enseignes. = On dit, figurément, marcher sous les enseîgnes de quelqu'un, suivre son parti. (n°. 3°.) Et proverbialement, (n°. 2°.) être logés à la même enseigne. Être dans la même situation, avoir le même sort. — On dit d'un méchant portrait, d'un mauvais tableau, qu'il n' est bon qu'à faire une enseigne à bière.

Traductions

enseigne

Schield, Schild, Markennameshield, ensign, suit, sign‐board, plaque, sign, signboard, brand namebord, bordje, schild, uithangbord, vaandel, merknaamשילוט חוצות (ז), שלט (ז), שִׁלּוּט חוּצוֹתescut, pantalla protectora, placa protectoraŝildoescudo, mantelete, pavés, marcaescudo, tabuleta, marca do produto, nome de marcaskylt, varumärkecartello, insegna, marcaالعَلامَة التِجاريِّةznačkové jménomærkenavnεμπορική επωνυμίαtuotemerkkiime markeブランド名상표명merkenavnnazwa firmowaназвание торговой маркиชื่อสินค้าmarkanhãn hiệu品牌名称 (ɑ̃sɛɲ)
nom féminin
panneau qui signale un magasin l'enseigne d'une pharmacie

enseigne

[ɑ̃sɛɲ]
nf
(= écriteau) [magasin] → sign
enseigne lumineuse → neon sign
[chaîne de magasins] → brand
(autres locutions) être logés à la même enseigne → to be in the same boat
à telle enseigne que → so much so that
nm (MILITAIRE) (= grade) enseigne de vaisseau → lieutenant