entamé, ée

ENTAMÉ, ÉE

(an-ta-mé, mée) part. passé.
Dont le premier morceau a été coupé. Un pain entamé.
D'une peau d'ours non entamée Sa large échine était armée [SCARRON, Virg. travesti, ch. V]
Se dit aussi d'une coupure, d'une gerçure. Il a un doigt tout entamé.
Qui a subi des pertes.
Son empire entamé de toutes parts [BOSSUET, Hist. III, 7]
Fig. À quoi on a porté atteinte.
Réputation entamée [Mme DE CAYLUS, Souvenirs, p. 17, dans POUGENS]
Dès ce moment il dut entrevoir la perte de son crédit ; car, dès que la confiance est entamée, elle est bientôt détruite [BARTHÉL., Anach. ch. 60]
Commencé, mis en train. Une affaire entamée.
Quand j'aurai l'agrément du roi pour l'échange entamé de toutes mes terres d'Espagne contre des biens dans ce pays [BEAUMARCH., Mère coup. I, 6]