enterré, ée

ENTERRÉ, ÉE

(an-tè-ré, rée) part. passé.
Mis dans la terre. Un trésor enterré et oublié.
Inhumé. Les morts enterrés après la bataille.
Recouvert comme d'un tas de terre. Enterré sous les décombres de la maison.
Fig. Retiré, caché profondément et comme sous terre.
Respecte au moins l'asile où je suis enterré [VOLT., Olympie, III, 3]
Ma fille aux déserts enterrée [ID., Scythes, I, 3]
Vos beaux jours enterrés sont perdus sans retour [ID., ib. III, 1]
Car quoique loin de tout, enterré dans ces lieux, Je suis toujours sensible aux biens de ma patrie [GRESSET, Méchant, III, 9]
Cette mère qui faisait si peu de figure, qui était si enterrée, que les gens même de son fils ne savaient pas sa demeure.... [MARIVAUX, Marianne, 2e part.]
Je ne vois plus ni ta mère, ni.... je suis enterré pour tout le monde [P. L. COUR., Lett. II, 155]
Qui est dérobé à la connaissance.
Qu'un homme si savant, un fameux médecin comme vous êtes, veuille se déguiser aux yeux du monde, et tenir enterrés les beaux talents qu'il a [MOL., Méd. malgré lui, I, 6]
J'ai vu je ne sais combien de livres et de genres d'écrire enterrés avec leurs auteurs, ainsi que chez de certains peuples on enterre avec les morts les choses qui leur ont été les plus précieuses pendant leur vie [FONTEN., Dial. 2, Morts mod.]
Qui a, en parlant d'un lieu, une situation basse, une vue bornée. Cette habitation est tout à fait enterrée.