envoyé, ée

ENVOYÉ, ÉE

(an-vo-ié, iée ; plusieurs disent an-voi-ié, iée) part. passé.
Qu'on a fait aller vers. Un messager envoyé à la hâte. Substantivement. Celui qui a quelque mission. Un envoyé du grand seigneur.
Un ange est un envoyé ; mais voici un envoyé d'une dignité merveilleuse, un envoyé qui a un temple, un envoyé qui est Dieu et qui entre dans le temple comme dans sa propre demeure [BOSSUET, Hist. II, 4]
Lui, l'envoyé du ciel et le seul interprète [VOLT., Fanat. I, 2]
Vous allez des Romains entendre la réponse, Votre envoyé paraît [SAURIN, Spart. I, 2]
Dans le sérail comptez combien de têtes Vont saluer les envoyés chrétiens [BÉRANG., Psara.]
Particulièrement. Ministre envoyé par un souverain ou par une république, mais dont la dignité est inférieure à celle d'ambassadeur. Un envoyé extraordinaire. Envoyée, s. f. La femme d'un envoyé.
Qu'on a fait porter vers. Un cadeau envoyé à un ami.

REMARQUE

  • On dit envoyer avec un infinitif : On l'envoya annoncer la nouvelle. La Fontaine a employé de cette façon le participe ; emploi qui est rare :
    Le vôtre [opéra] est plein de grands événements, Gens envoyés peupler les monuments, Beaucoup d'effets, de fureur martiale [LA FONT., Poésies mêlées, à Turenne, XLII]
    Et aussi St-Simon : Barbesière, envoyé de l'armée d'Italie conférer avec l'électeur de Bavière, fut pris déguisé en paysan, 117, 23.