éponge

(Mot repris de eponge)
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éponge

n.f. [ lat. spongia ]
1. Substance fibreuse, légère et poreuse, formant le squelette de certains organismes aquatiques et employée à divers usages domestiques en raison de sa capacité à retenir les liquides.
2. Objet plus ou moins spongieux qu'on utilise pour essuyer, nettoyer, etc. : Des éponges à récurer.
Éponge végétale,
luffa.
Jeter l'éponge,
abandonner le combat, la partie.
Passer l'éponge sur qqch,
Fam. en parlant d'une faute ou d'une erreur, faire comme si elle n'avait pas existé ; la pardonner, l'oublier.

ÉPONGE1

(é-pon-j') s. f.
Substance provenant d'un zoophyte marin, très légère et poreuse, qui absorbe tous les liquides dans lesquels on la plonge. Pêcheur d'éponges. Nettoyer avec une éponge. Ce drap boit l'eau comme une éponge. Familièrement. Boire comme une éponge, boire beaucoup.
Ragotin fit tout à fait bien les honneurs de sa maison et but comme une éponge [SCARR., Rom. com. II, 15]
Avoir une éponge dans le gosier, dans l'estomac, être grand buveur. Passer l'éponge, effacer avec l'éponge. Passer l'éponge sur un tableau. Fig. Passer l'éponge sur quelque faute, la pardonner, n'en plus parler.
Sur les noires couleurs d'un si triste tableau Il faut passer l'éponge ou tirer le rideau [CORN., Rodog. II, 3]
L'oubli, comme une éponge, a passé dessus [BOSSUET, Égl. 1]
L'éponge était passée [sur la conduite de Vendôme à Audenarde], l'oisiveté réelle de Mons en Puelle, ignorée [SAINT-SIMON, 209, 67]
Ces préceptes n'avaient qu'une bonté relative, ce qui est l'éponge de toutes les difficultés qu'on peut faire sur les lois de Moyse [MONTESQ., Esp. XIX, 21]
Presser l'éponge, mettre à contribution ; extorquer de quelqu'un tout ce qu'il est possible d'en tirer.
Cette veuve, je crois, ne serait point cruelle, Ce serait une éponge à presser au besoin [REGNARD, le Joueur, I, 6]
Terme de zoologie. Le zoophyte lui-même. Genre d'animaux invertébré des l'embranchement des rayonnés.
Terme de chasse. Le talon de la bête.
Terme d'hippiatrique. Tumeur molle qui se développe à la pointe du coude, chez les chevaux, et qui est causée par des contusions répétées d'un pied contre l'autre.
Terme de botanique. Éponge d'églantier, protubérance des rosiers vulgairement nommée bédégar.
Terme de chimie. Éponge ou mousse de platine, platine spongieux, provenant de la décomposition, par le feu, du chlorure de platine ammoniacal, et qui a la propriété d'enflammer un courant d'hydrogène.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il fera rendre gorge à ces esponges, et larrons des deniers publics [, Sat. Mén. p. 177]
    L'on trempe un esponge femele (car telle est plus lisse et douce pour son egalité que l'esponge masle) en ladite decoction chaude [PARÉ, XXV, 29]
    Par eslargir et par presser on voit l'esponge boire et plouvoir [GÉNIN, Récréat. t. II, p. 246]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esponja, esponga ; espagn. esponja ; ital. spugna ; du latin spongia.

ÉPONGE2

(é-pon-j') s. f.
Terme de maréchalerie. L'extrémité de chaque branche du fer à cheval.
Châssis bordant la table sur laquelle on coule le plomb en nappes.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Les espondes du pied du jeune cerf plus tranchans que celui de la biche [, Modus, f° VII, verso]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. esponda, bord, extrémité ; catal. espona ; espagn. sponda ; du latin sponda, bord du lit. Esponde est devenu, par assimilation et altération, éponge.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ÉPONGE. Ajoutez :
    Éponge liturgique, éponge dont, chez les Grecs, le diacre se sert pour purifier le disque ou la patène, et faire tomber dans le calice ce qui pouvait y être resté du pain sacré.

éponge

ÉPONGE. n. f. Substance légère et élastique, provenant d'un zoophyte marin, qu'on trouve adhérente aux rochers dans la mer et dont la substance, grâce à sa porosité, absorbe les liquides dans lesquels on la plonge. Grosse éponge. Éponge fine. L'humidité a fait gonfler cette éponge. Pêcheurs d'éponges.

Par analogie et par apposition, Tissu éponge, Tissu qui absorbe l'eau.

Passer l'éponge sur quelque chose de peint ou d'écrit, L'effacer. Fig., Passer l'éponge sur quelque action, sur quelque faute, etc., En effacer le souvenir, l'oublier, n'en plus parler.

Fig., Boire comme une éponge. Voyez BOIRE.

Fig. et fam., Presser l'éponge, Tirer d'un pays mis à contribution ou d'une personne tout ce qu'il est possible de s'approprier.

En termes de Zoologie, il se dit du Zoophyte qui produit l'éponge.

éponge

ÉPONGE. n. f. T. d'Arts. Bord. Il se dit du Bord de chaque branche d'un fer à cheval.

Il se dit encore du Bord de la table sur laquelle on coule le plomb en nappe.

Il se dit aussi, en termes de Chasse, du Dessous du pied du cerf et, par extension, de son talon.

éponge


ÉPONGE, s. f. ÉPONGER, v. act. [1re é fer. 2e lon. 3ee muet au 1re, é fer. au 2d] Plante marine, aride et poreûse, dont on se sert pour nettoyer et laver certaines chôses en la trempant dans l'eau, dont elle s'imbibe fortement. Éponger, nettoyer avec une éponge. "Laver les jambes des chevaux avec une éponge. "Eponger un carrosse.
   Rem. On dit, passer l'éponge sur, éfacer; ce qui se dit sur tout au figuré. "Passer l'éponge sur quelque action: en éfacer le souvenir, l'oublier, n'en parler plus. Cette expression n'est tout au plus que du style médiocre. On ne dirait pas aujourd'hui dans une tragédie, comme a fait Corneille dans Rodogune:
   Sur les noires couleurs d'un si triste tableau,
   Il faut passer l'éponge, ou tirer le rideau.
L'Ab. Coyer faisant parler l'Ab. des Fontaines, dans son Testament Littéraire, a pu lui faire dire. "Je consens de passer l'éponge sur tout ce que j'ai pu écrire de contraire aux vrais sentimens que je consigne ici. Mais Mascaron s'est servi d'une expression trop familière, quand il a dit, dans l'Or. Fun. d'Henriette d'Angl. "Il me semble que ce coeur me reproche... que je ne passe pas assez vite l'éponge sur tous ces traits~ d'Adam corrompu, que Rome payène adore, et que Rome chrétiène déteste. — Dans le siècle passé on n'était pas aussi délicat et aussi dificile qu'on l' est aujourd'hui sur l'emploi des expressions figurées. = * Montesquieu s'en sert aussi figurément, et d'une manière assez singulière. "Quand la sagesse divine dit au peuple Juif: je vous ai doné des préceptes, qui ne sont pas bons, cela signifie qu'ils n' avoient qu'une bonté rélative; ce qui est l'éponge de toutes les dificultés que l'on peut faire sur les lois de Moïse. Esprit des Lois. N'y aurait-il pas une faûte d'impression en cet endroit, et ne faudrait-il pas lire réponse à toutes les dificultés? Ou bien est-ce une métaphôre hardie? Si c'est le dernier, elle ne sera pas du goût de tout le monde.
   On dit, proverbialement, boire comme une éponge, c. à. d. beaucoup. — Presser l'éponge, faire rendre gorge à celui, qui s'est enrichi par des voleries. — Vouloir sécher la mer avec des éponges: tenter des chôses impossibles.

Traductions

éponge

Schwammsponge, terry (cloth)spons, egelantierappelספוג (ז), סְפוֹגesponjasvampspongoesponjasieni, pesusienibunga karang, sponsesponjaгубкаsvamp, tvättsvampspugnaإسْفِنْجَةhoubaσφουγγάριspužvaスポンジ스펀지svampgąbkaฟองน้ำsüngermiếng bọt biển海绵海綿 (epɔ̃ʒ)
nom féminin
objet absorbant utilisé pour nettoyer

éponge

[epɔ̃ʒ] nf
(naturelle, pour la toilette)sponge
passer l'éponge sur qch (fig) → to let bygones be bygones with regard to sth, to forget about sth
jeter l'éponge (fig) → to throw in the towel
(= tissu) → towelling
en éponge → towelling modif
éponge métallique nfscourer