escarpe


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escarpe

n.f. [ de l'it. scarpa, chaussure ]
Talus intérieur du fossé d'un ouvrage fortifié.

ESCARPE1

(è-skar-p') s. f.
Terme de fortification. Muraille de terre ou de maçonnerie qui règne au-dessus du fossé du côté de la place : on appelle contrescarpe le côté opposé. Terme d'architecture. Talus d'un mur jusqu'au cordon. Instrument pour régler le talus d'un rempart ou d'un mur.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Le roi entreprend un retranchement de six pieds de gueule en ouvrage et en fonds, faisant mettre la plus part de la terre en escarpe et vers soi [D'AUB., Hist. III, 219]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. scarpa, talus, escarpe ; du germanique : scand. scarp ; anc. haut all. scarp ; all. scharf ; angl. sharp, aigu, tranchant. Cependant Scheler élève quelques doutes, demandant s'il ne faudrait pas plutôt y voir un dérivé du latin scalpellum, petit couteau, qui a donné l'italien scarpello.

ESCARPE2

(è-skar-p') s. m.
Terme d'argot. Voleur, et particulièrement celui qui ne recule pas devant l'assassinat.

escarpe

ESCARPE. n. f. T. de Fortification. Muraille de terre ou de maçonnerie qui règne au-dessus du fossé du côté de la place. Par opposition, on dit Contrescarpe.

escarpe

ESCARPE. n. m. Voleur ou assassin de profession, qui opère dans les villes.

escarpé

ESCARPÉ, ÉE. adj. Qui est en pente raide. Rocher escarpé. Montagne escarpée. Chemin escarpé.

escarpe


ESCARPE, s. f. ESCARPER, v. act. [Ès-karpe, pé: 1re èmoy. 3e e muet au 1er, é fer. au 2d.] Escarpe est le mur intérieur du fôssé, celui qui est du côté de la place. Il ne se dit que par oposition à la contr'escarpe, qui est le mur oposé. = Escarper un rocher, une montagne, un fôssé; les couper droit de haut en bâs. — On dit, adjectivement, rocher escarpé, montagne escarpée, rude et de dificile accès. Escarper est l'ouvrage de l'art, escarpé de la natûre. — Cet adjectif suit toujours le substantif. "Un escarpé rocher est du style de Du Bartas.