estacade

(Mot repris de estacades)

estacade

n.f. [ it. steccata, palissade ]
Sorte de barrage formé de grands pieux, pour fermer l'entrée d'un chenal ou protéger des travaux digue

ESTACADE

(è-sta-ka-d') s. f.
Nom donné à plusieurs grosses et longues pièces de bois garnies de fer et de chaînes qu'on met à l'entrée d'un port, dans un chenal, pour les fermer.
Les ennemis s'emparèrent des forts qu'on avait faits à Vigo et des batteries qui en défendaient l'entrée, forcèrent l'estacade qu'on y avait faite [SAINT-SIMON, 109, 171]
Terme de marine. Remplissage en bois qu'on place dans les mailles de la carcasse d'un vaisseau ou dans les intervalles qui séparent les couples.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il fallut armer le pont d'une liaison de masts de navire, deffendus encore de plusieurs paux que les Italiens appellent stechi, et de là cette ceinture fut apelée stechata ; et non pas l'estocquade qu'ont escrit les Flamens, par le mesme erreur qui a fait donner ce nom aux duels. ....cette machine alla baiser le pont et la stecade, ne se contenta pas de mettre tout en pieces... [D'AUB., Hist. II, 481]
    Ce sont des ennemis très puissans, contre lesquels ayant à s'attacher, il ne faudroit (ainsi qu'on dit) rien oublier au logis ; ains faire comme ceux qui doivent entrer en estacade [en champ clos], qui auparavant regardent d'acroistre leur vigueur et disposition, accomoder leurs armes defensives et rendre bien trenchantes les offensives, afin de vaincre ou mourir bravement [LANOUE, 406]
    En combattant en estacade [en duel] [MONT., III, 296]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. steccata, de steccare, palissader, de stecca ou stecco, morceau de bois ; du flamand stikke, petit morceau de bois ; allem. Stecken. Le mot devrait être estecade, comme il fut d'abord ; mais il fut transformé en estacade par l'influence du mot estache ou estaque, très usité jadis. L'espagn. et le provenç. estaca, et l'ital. staca sont d'origine germanique aussi : anc. haut allem. staca ; flamand, stake ; angl. stake, bâton.
    La faute d'estocade pour estacade signalée par d'Aubigné se trouve dans l'exemple suivant : Comme deux braves combattans en une estocade, après qu'ils ont bien fait leur devoir, viennent à estre separez par les juges et mareschaux de camps.... [BRANT., Cap. estrang. t. I, p. 75, dans LACURNE]

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ESTACADE. Ajoutez :
    Dispositif employé pour garantir les ponts contre les corps flottants et les brûlots.
  • Estacade flottante, estacade composée de pièces de bois réunies bout à bout par des anneaux et des chaînes ; cette estacade est placée obliquement en travers de la rivière.
  • Estacade fixe, estacade composée de pilots réunis ensemble par des moises.
  • Dans les chemins de fer, plate-forme supportée sur un bâti en bois ou en maçonnerie, et destinée à faciliter le chargement du combustible sur les locomotives.

estacade

ESTACADE. n. f. Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un chenal, pour en fermer l'entrée, ou pour en détourner le cours, ou pour protéger les bateaux contre les débâcles.

Il se dit encore de la Plate-forme qui, dans une gare de chemin de fer, facilite le chargement du combustible sur une locomotive.

estacade


ESTACADE, s. fém. [Èstakade: 1re è moyen, dern. e muet.] Digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, etc. pour en détourner le cours, ou pour en fermer l'entrée.