estramaçon

(Mot repris de estramaçons)

ESTRAMAÇON

(è-stra-ma-son) s. m.
Épée droite, longue et à deux tranchants.
Je me contentai de lui donner d'un estramaçon sur la tête qui l'effraya si fort qu'il s'enfuit hors du jardin [SCARR., Rom. com. I, 13]
....Ce D. Felix est un méchant garçon ; Il veut faire avec vous le coup d'estramaçon [TH. CORN., D. Bertrand de Cig. IV, 2]
Coup d'estramaçon, ou, simplement, estramaçon, coup de taille.
Mais il faut en user en diverses façons, Ou feindre une estocade ou des estramaçons [DESMARETS, Visionnaires, III, 1]
Carillan sortit chargeant à coups d'estramaçon tout ce qu'il trouva devant lui [RETZ, IV, 347]
Fig.
M. de la Rochefoucauld lui donna [au premier président] tant de coups d'estramaçon, qu'il vint à bout de ce qu'il desirait [SAINT-SIMON, 69, 133]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Besme lui passe l'espée au travers du corps, et en la retirant lui met le visage en deux d'un estramaçon [D'AUB., Hist. II, 17]

ÉTYMOLOGIE

  • Ital. stramazzone ; bas-lat. scramasaxus, grand couteau de guerre, de l'allemand Schramme, blessure, et le bas-lat. saxa, couteau, de l'ancien haut allem. sahs, couteau.

estramaçon

ESTRAMAÇON. n. m. Tranchant d'une épée.

Coup d'estramaçon, Coup porté avec le tranchant de l'épée, par opposition à Estocade, Coup porté avec la pointe. Il est peu usité.

estramaçon


ESTRAMAÇON, s. m. ESTRAMAÇONER, v. act. [èstrama-son, so-né: 1reè moy.] Estramaçon, était autrefois une sorte d'épée. On ne dit plus ce mot que dans cette locution du style familier, coup d'estramaçon, coup du tranchant de l'épée. = Estramaçoner, doner des coups d'estramaçon. Il est peu usité.

Traductions

estramaçon

Pallasch