étalage

(Mot repris de etalage)

étalage

n.m.
1. Exposition de marchandises proposées à la vente : Tout étalage de denrées est interdit dans le métro.
2. Emplacement où sont exposées les marchandises ; ensemble de ces marchandises : Avez-vous en stock d'autres modèles que ceux qui se trouvent à l'étalage ? devanture, éventaire, vitrine
3. Action d'exposer avec ostentation : Faire étalage de son érudition l'étaler ; exhibition, parade

ÉTALAGE

(é-ta-la-j') s. m.
Exposition de marchandises ; les marchandises étalées. L'étalage d'un marchand. Sans néanmoins qu'ils puissent avoir des cuisiniers chez eux, étalage de viandes, loger, ni tenir chambres garnies, Décl. du roi, 29 nov. 1680. Par extension.
On vit un étalage De corps sanglants et de carnage [LA FONT., Fabl. XI, 3]
Droit d'étaler. Payer l'étalage.
Fig. et familièrement, grande toilette.
Quel luxe ! quel étalage ! Le voilà bien paré ! ma foi, c'est grand dommage Que vous ayez ici perdu votre étalage ! [GRESSET, Méch. IV, 5]
Si mes paons de leur beau plumage Me font admirer les couleurs, Je crois voir nos jeunes seigneurs Avec leur brillant étalage [VOLT., Ép. 107]
Montre, faite avec ostentation, de ce qu'on est ou de ce qu'on a.
Ces emplois singuliers qu'on se choisit soi-même Doivent fuir avec soin de paraître au dehors ; L'étalage les perd... [CORN., Imit. I, 19]
S'en tenant à cet étalage d'éloquence [HAMILT., Gramm. 9]
Tout est écrit d'un style simple et concis, dont toutes les paroles signifient, et qui n'a pour but que l'instruction sans étalage [FONTEN., Ruysch.]
Je sais ce que vous m'allez dire, la Grèce, l'Asie, la Perse, tout cela est d'un bel étalage [ID., Alex. et Phryné.]
Les Esséniens étaient vertueux pour eux-mêmes ; ils ne faisaient aucun étalage [VOLT., Phil. III, 145]
Quand j'aurai tout dit, j'aurai fait l'étalage d'un vrai pédant [J. J. ROUSS., Ém. III]
Tout cet étalage de fierté et de noblesse dans le procédé, n'était donc qu'une vaine démonstration [MARIVAUX, Marianne, 8e part.]
Je n'irai point, changeant tout à coup de langage, Seigneur, d'un vain remords faire ici l'étalage [BENJ. CONSTANT, Walstein, II, 4]
S. m. plur. Les étalages, la partie la plus renflée dans les hauts fourneaux (métallurgie).

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Et se il les y porte, ou fait porter, il doit un denier d'estalage au roy de chascun estal [, Liv. des mét. 113]
    Les hales et li estalage de le [la] vile [TAILLIAR, Recueil, p. 216]

ÉTYMOLOGIE

  • Étaler.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

    ÉTALAGE. Ajoutez :
    Nom donné à des parcs spéciaux ne découvrant que rarement, et recevant les huîtres qui n'ont pas atteint leur développement.
    Les parcs et les étalages qui avaient été abandonnés pendant les années de stérilité de la baie [de Cancale] sont repris peu à peu, à mesure que les fonds huîtriers reprennent leur prospérité [, Statistique des pêches maritimes, 1874, p. 41]
    Ces coquillages [les petites huîtres] peuvent être conservés dans les parcs et étalages jusqu'au moment où ils ont atteint la taille voulue pour être mis en vente.... on détache alors les huîtres pour les placer dans des bassins peu profonds, appelés claires, où elles restent étalées jusqu'à ce qu'elles soient marchandes [, Journ. offic. 7 déc. 1876, p. 9080, 2e col.]

étalage

ÉTALAGE. n. m. Exposition de marchandises qu'on veut vendre, ou Ces marchandises mêmes. Mettre à l'étalage. Étalage bien fourni.

Il se dit, particulièrement, des Marchandises qu'on étale, qu'on déploie pour servir de montre. Ce magasin n'a de beau que l'étalage.

Il se dit figurément de Tout ce dont on fait parade par vanité, par ostentation. Faire étalage de son esprit, de ses richesses, de ses alliances. Étalage indiscret de grands sentiments. Il y a dans ce livre un grand étalage d'érudition.

êtalage


ÊTALAGE, s. m. ÉTALER, v. a. [1re é fer. dern. e muet au 1eré ferm. au 2d.] Ces deux mots viènent d'étal. Voy. ce mot. Etaler, c'est exposer en vente des marchandises. Etalage, exposition des marchandises qu'on veut vendre. "Etaler des draps, des toiles, des denrées, des fruits. "Mettre à l'étalage. "Cela n'est bon qu'à servir d'étalage. — Figurément, montrer avec ostentation. "Etaler sa folie, son zèle, ses charmes, ses talens, son esprit, etc. Faire étalage de ses richesses, de ses alliances, etc. en faire parade avec afectation. — "La Citoyenne (de Genève) dit M. de Mayer pourra étaler, à la Comédie, ses vertus et ses diamans. — Mais la femme, qui étale ses diamans, au Spectacle, a rârement des vertus à étaler; et le raprochement des vertus et des diamans est tout-à-fait neuf. Ann. Litt.

Synonymes et Contraires

étalage

nom masculin étalage
1.  Exposition de marchandises.
2.  Action de montrer ostensiblement.
Traductions

étalage

display, stand, show, food stall, showcase, stallדודכן (ז), חלון ראווה (ז), מדף תצוגה (ז), ראווה (נ), תערוכה (נ), רַאֲוָה, חַלּוֹן רַאֲוָהuitstalling, etalage, ijdel vertoon, kraampje, show, uitstalkast, stalletje, tentoonstellingbancarella, ostentazione, sfoggio, vetrina, esposizione, standعَرْض, كُشْكstánek, vystavenístand, udstillingAusstellen, Verkaufsstandεπίδειξη, υπαίθριος πάγκοςexposición, puestokoju, näyttöizložba, štand屋台, 展示상품 진열대, 전시bås, utstillingstragan, wystawabarraca, exposiçãoвыставка, стойлоdisplay, ståndแผงขายของ, โชว์sergileme, tezgahquầy bán hàng, sự trưng bày显示, 货摊顯示 (etalaʒ)
nom masculin
1. exposition de marchandises un étalage de fruits et légumes
2. montrer avec vanité faire étalage de ses connaissances

étalage

[etalaʒ] nm
[marchandises] → display (= vitrine) → display window
(fig)display
faire étalage de
faire étalage de son talent → to display one's talent