exoine

EXOINE

(è-gzoi-n') s. f.
Ancien terme de pratique. Excuse, en justice, de ce qu'on ne peut se trouver à une assignation.
Il fallait aux pairs une exoine, c'est-à-dire une légitime excuse et grave pour se dispenser de s'y trouver [aux assemblées] [SAINT-SIMON, 371, 170]
Terme de médecine légale. Certificats d'excuse, d'exemption ou de dispense, délivrés par un médecin à un malade qui, appelé à une fonction qu'il ne peut remplir, doit justifier de son absence ou de son incapacité motivée.

HISTORIQUE

  • XIIIe s.
    Se tu as la voiz clere et saine, Tu ne dois mie querre essoine [excuse] De chanter, se l'en t'en semont [prie] [, la Rose, 2214]
  • XVIe s.
    Souffrance se doit bailler à ceux qui, par essoine legitime, ne peuvent faire la foi en personne [LOYSEL, 586]

ÉTYMOLOGIE

  • Bas-lat. sunnis, sumnis, sonnia, empêchement ; de l'ancien saxon sunnen, empêchement, excuse (radical qui se trouve dans soin, voy. ce mot), avec la préposition ex qui renforce le sens.