exténué, ée

EXTÉNUÉ, ÉE

(èk-sté-nu-é, ée) part. passé.
Rendu ténu, rendu faible. Une armée exténuée. Un visage exténué.
On voyait cette malheureuse [Arachné], dont tous les membres exténués se défiguraient et se changeaient en araignée [FÉN., Tél. XVII]
Sa surprise est extrême, en jetant les yeux sur Mme de la Vallière, qu'elle s'attendait à trouver changée, exténuée par un tel genre de vie [la vie de Carmélite] [GENLIS, Mme de Maintenon, t. I, p. 253. dans POUGENS]
Avoir le visage exténué, avoir le visage maigre, décharné.
Usé, ruiné par quelque chose qui consume les forces.
Exténuée d'agitations, d'abstinences, de veilles, elle semblait enfin résolue à revenir sur elle-même, à recommencer sa vie ordinaire [J. J. ROUSS., Hél. VI, 11]
Fig. Rendu moindre.
Mais cette même grâce en moi diminuée Et par mille péchés sans cesse exténuée [CORN., Poly. II, 6]
Je tâchai que la confirmation [des dispositions de Louis XIV pour ses bâtards], puisqu'il en fallait passer par là, fût la plus simple et la plus exténuée qu'il serait possible [SAINT-SIMON, 299, 87]