férule

férule

n.f. [ lat. ferula ]
Vx Palette de bois ou de cuir avec laquelle on frappait la main des écoliers en faute.
Sous la férule de qqn,
Litt. sous son autorité tyrannique, sous sa direction sévère.

férule

(feʀyl)
nom féminin
devoir obéir à qqn élèves qui sont sous la férule d'un professeur

FÉRULE

(fé-ru-l') s. f.
Genre de plantes ombellifères auquel appartiennent l'assa foetida et le sagapénum. Chez les anciens, la tige des férules servait à faire des attelles pour contenir les fractures, et à châtier les écoliers.
Petite palette de bois ou de cuir avec laquelle on frappe les écoliers dans la main.
Tu vas passer pour ridicule Chez les rois du pays latin, Dont le sceptre est une férule [MAINARD, Poésies, dans RICHELET]
Par extension.
Il [le chat] se fût fait un grand scrupule D'armer de pointes sa férule [LA FONT., Fabl. XII, 2]
Coup de férule. Donner, recevoir des férules.
J'ai quelque idée que, lorsque je faisais mes humanités au collége du Plessis, si je fusse tombé dans ce solécisme, le bon M. Jacquin, qui aime qu'on parle français, m'aurait fait donner une férule [VOLT., Mél. littér. Observ. sur l'Épît. de Boil. à Volt.]
Fig.
Le parlement voulut humilier d'Argenson et donner au régent une dure et honteuse férule [SAINT-SIMON, 450, 32]
Prendre la férule, tenir la férule, être régent dans un collége ou maître d'école. Ils devraient, ces auteurs, demeurer dans le grec, Et se contenter du respect De la gent qui porte férule, [PERRAULT, Parallèle, à la fin de la Préface]
Mon fils, dit-il, tout sceptre est un grand poids, Sois mon second, prends la férule [BÉRANG., Denys.]
Fig. Tenir la férule, exercer une autorité sévère. Être sous la férule de quelqu'un, être sous la direction sévère d'une personne.
Lorsque j'étudiais le latin sous la férule des écoles publiques, un piége que je tendais à mon régent, c'était d'employer ces phrases insolites [DIDER., Lett. à Galiani]
Fig. Autorité sévère, rigoureuse.
Où donc est de Boileau l'implacable férule ? Où sont ces traits sanglants, effroi du ridicule ? [MILLEV., Invention poétique.]
Notre empereur portait longue férule, Puis est venu le martinet royal [BÉRANG., Gohier.]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    On donne au malade un tronc ou coste d'asphodele ou de ferule à mascher [PARÉ, VIII, 2]
    Les ferules, ou astelles, sont faites de papiers collés ensemble, ou de bois mince ou delié, ou de cuir, d'escorce de ferule, qui est fort propre ; leur usage est de tenir fermes les os fracturés et luxés [ID., ib. XII, 8]
    La ferule du dieu Bacchus (qui est comme une canne dont on donne sur la main aux enfans qui ont failly) est suffisante punition de l'yvrongne [AMYOT, Comment refrén. la colère, 36]

ÉTYMOLOGIE

  • Provenç. espagn. et ital. ferula, férule, plante ; du latin ferula, qui vient de ferire, battre.

férule

FÉRULE. n. f. T. de Botanique. Genre de plantes de la famille des Ombellifères qui croissent principalement dans les régions méridionales et dont une espèce, originaire de Perse, fournit l'Assa foetida, employée souvent comme antispasmodique.

Il se dit, dans le langage ordinaire, d'une Petite palette de bois ou de cuir dont on se servait autrefois pour frapper dans la main des écoliers, lorsqu'ils avaient fait quelque faute. Un maître d'école qui avait toujours la férule à la main.

Fig. et fam., Être sous la férule de quelqu'un, Être exposé aux sévérités, aux procédés plus ou moins rudes d'une autorité légitime ou non. Être sous la férule d'un maître. La férule d'un critique.

ferule

Ferule, Ferula.

férule


FÉRULE, s. f. [1re é fer. dern. e muet.] Instrument, dont on frape les mains des écoliers. = Espèce de plante.

Traductions

férule

narthex

férule

férula

férule

Ferrule

férule

[feʀyl] nf
être sous la férule de qn → to be under sb's iron rule