falbala

FALBALA

(fal-ba-la) s. m.
Large bande d'étoffe plissée que les femmes mettent au bas et autour de leurs jupes, [DE CAILLIÈRES, 1690]
(qui dit que le mot est venu de la cour).
Son habit d'une étoffe antique Sur des falbalas en portique Offrait d'équivoques couleurs [HAMILT., Œuvres, III, 154 (lett. du 1er juillet 1705).]
Parlons maintenant de nos belles ; Elles repassent leurs dentelles, Vont mettre dans votre jardin Leurs cornettes sur des ficelles, Réparent quelques falbalas [ID., ib. III, 197 (année 1707).]
Falbala par haut pour celles qui n'ont point de hanches, celles qui en ont trop le portent plus bas [REGNARD, Attendez-moi sous l'orme, sc. 6]
Aujourd'hui le falbala, qui paraît dater de la fin du règne de Louis XIV, s'appelle volant. On met aussi des falbalas à des rideaux.

ÉTYMOLOGIE

  • Génev. farbala ; espagn. falbalá et aussi farbalá ; portug. falbalá ; ital. falbalà ; Parme, frambalà ; piém. farabalà. D'après Ménage (au mot passe-caille), falbala a été inventé par M. de Langlée, maréchal des camps et armées du roi, qui, à une couturière lui montrant une robe avec cette bande plissée, fit accroire qu'on nommait ainsi à la cour ces sortes de bandes ; la couturière redit ce mot imaginaire, qui fit fortune. D'après Génin, Récréat. t. I. p. 11, il vient de l'espagnol falda, habit de femme, faldellin, cotillon plissé. D'après d'autres, il vient de l'anglais furbelow, falbala, de fur, fourrure, below, en bas ; ce qui est peut-être la vraie étymologie ; à moins toutefois que furbelow ne soit une altération du mot français, transformé de manière à avoir un sens apparent en anglais. On voit que l'origine de ce mot, né du temps de Louis XIV, est ignorée.

falbala

FALBALA. n. m. Bandes d'étoffe plissées qu'on mettait pour ornement à une robe, à des rideaux. Robe, jupe à falbala. Rideaux à falbala. Il se dit surtout maintenant d'une Surcharge d'ornements. Toilette à falbalas.
Traductions