farceur, euse

FARCEUR, EUSE

(far-seur, seû-z') s. m. et f.
Comédien, comédienne qui ne joue que dans les farces.
L'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur ; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique [LA BRUY., I]
On imagina [à Rome] de faire venir d'Étrurie des farceurs dont les jeux furent regardés comme un moyen propre à détourner la colère des dieux [DUCLOS, Mém. jeux scéniques, Œuvres, t. I, p. 335, dans POUGENS.]
Ainsi donc celui qui a refusé pour moi tant de princesses m'abandonne pour une farceuse des Gaules [VOLT., Babyl. 10]
Ce mot se prend presque toujours en mauvaise part.
Fig. Un homme qui est dans l'habitude de faire des bouffonneries.
J'étais prêt à vous écrire sur le sujet des injures que vous me dites depuis si longtemps dans vos écrits, où vous m'appelez impie, bouffon, ignorant, farceur, imposteur, calomniateur, fourbe, hérétique, calviniste déguisé [PASC., Prov. XI]
Populairement, il se dit d'un jeune homme, d'une jeune fille qui ont mauvaise conduite. Il s'est attaché à une grande farceuse du quartier. Il se dit aussi de celui qui se moque du monde, qui ne croit pas ce qu'il dit.

HISTORIQUE

  • XVe s.
    Ils sont si grands farceurs que, s'ils savent que j'ai esté malade, ils ne me feront que farcer [LOUIS XI, Nouv. LIX.]
  • XVIe s.
    Il ne bougeoit ordinairement d'avec des farceurs, bouffons et basteleurs [AMYOT, Sylla, 2]

ÉTYMOLOGIE

  • Farcer.