farci, ie

FARCI, IE

(far-si, sie) part. passé de farcir
Rempli d'une farce.
Vous m'envoyez toujours des pâtés farcis de truffes [VOLT., Lett. en vers et en prose, 135]
Par extension.
Dans tout autre temps, ils [les lions-marins] sont très gras, et leur estomac est farci des poissons et des crustacés qu'ils mangent en grande quantité [BUFF., Quadr. t. II, p. 232, dans POUGENS]
Fig.
Ici dans un quartier farci de bourgeoisie [HAUTEROCHE, Bourg. de qualité, v, 1]
Sa lettre est toute farcie de tendresse [SÉV., 93]
Ses critiques sont farcies d'erreurs [BOSSUET, Lett. 267]
Ses cheveux blonds étaient farcis de ce ruban couleur de citron [HAMILT., Gram. 7]
Un médecin farci de secrets merveilleux [ID., ib. 10]
Des parlements farcis d'enfants de gens d'affaires, de sots du bel air ou d'ignorants pédants [SAINT-SIMON, 409, 116]
Le roi, à qui Waller venait, selon l'usage des rois et des poëtes, de présenter une pièce farcie de louanges [VOLT., Dict. phil. Rochester.]
Pièces farcies, pièces dans lesquelles on mêlait à la langue vulgaire des mots du latin ou même d'une autre langue. Dante a fait des pièces farcies où se trouvent des mots italiens, provençaux et français.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • FARCI. Ajoutez :
  • Gabion farci, voy. GABION.