fascine

fascine

n.f. [ lat. fascina ]
Assemblage de branchages pour combler les fossés, empêcher l'éboulement des terres, etc.

FASCINE

(fa-si-n') s. f.
Sorte de fagots dont on se sert pour combler les fossés d'une place, pour épauler des batteries, ou pour accommoder de mauvais chemins.
Les chevaux de frise arrachés, la terre éboulée, les troncs et les branches d'arbre qu'on put trouver, les soldats tués par les coups de mousquet tirés au hasard, servirent de fascines [VOLT., Charles XII, 8]
Fagot qu'on goudronne quelquefois pour brûler les travaux de l'ennemi.
Ils enflamment les airs de fascines brûlantes [TRISTAN, Panthée, V, 1]

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Il ne perdit heure ni jour à faire lever à la haste le ravelin de la porte Droize avec faissines et fumier [D'AUB., Hist. I, 230]

ÉTYMOLOGIE

  • Wallon, fahène, fagot ; Hainaut, fachène ; génev. fascine, gros fagot destiné au foyer ; lorrain, faichin ; Berry, faiscine ; du lat. fascina, dérivé de fascis, faisceau.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

  • FASCINE. Ajoutez :
  • Fascine à revêtir, pour soutenir les talus d'un épaulement, d'une batterie ; fascine à farcir, dont on remplit les gabions farcis ; fascine à tracer, qui sert à faire le tracé des tranchées ; fascine de couronnement ; fascine de blindage ; fascine goudronnée, fagot de bois sec enduit d'une composition incendiaire.

fascine

FASCINE. n. m. Fagot de branchages dont on se sert pour combler des fossés, réparer de mauvais chemins et faire des ouvrages de défense.