feint, einte

FEINT, EINTE

(fin, fin-t') part. passé de feindre
Qui se fait, se produit pour tromper. Sa foi est feinte.
Le fer étincelant, avec art détourné, Par de feints mouvements trompe l'œil étonné [VOLT., Henr. X]
Qui n'est pas véritable.
Dès vos plus jeunes ans mes soins et mes tendresses N'ont arraché de vous que de feintes caresses [RAC., Brit. IV, 2]
Par de feintes raisons, je m'en vais l'abuser [ID., Iphig. IV, 10]
Mademoiselle Jennings s'en était dispensée sur une feinte indisposition [HAMILT., Gramm. 10]
Non, il vous a trompé pour se venger de vous, Et ses feintes douceurs vous cachaient son courroux [DESTOUCHES, Diss. IV, 7]
Par sa feinte vertu la tienne fut trompée [VOLT., M. de César, II, 5]
Porte, colonne, fenêtre feinte, représentation d'une porte, d'une colonne, d'une fenêtre que l'on fait pour la symétrie ou pour l'agrément.
S. m.Terme de construction. Le feint, imitation, par la peinture, des diverses espèces de marbres, de bois, de moulures, etc.