fendu, ue

FENDU, UE

(fan-du, due) part. passé de fendre
Du bois fendu. Une terre fendue. Terme de botanique. Il se dit d'un organe (feuille, calice, corolle) offrant des divisions qui ne sont soudées que dans la moitié de leur longueur, à partir de la base. Vaisseaux fendus, vaisseaux, d'après Mirbel, dont les parois semblent creusées de raies transversales. Fig.
Je vous ai parlé plus d'une fois à cœur ouvert, madame ; il est actuellement fendu en deux, et je vous envoie les deux moitiés dans cette lettre [VOLT., Lett. Mme du Deffant, 12 juillet 1770]
Il se dit des yeux, de la bouche dont l'ouverture est grande. Des yeux bien fendus, des yeux grands et un peu longs.
Sa bouche excessivement fendue était surmontée de deux crocs de moustache rousse et bordée de deux lippes sans pareilles [LESAGE, Diable boit. ch. 1]
Familièrement. Avoir la bouche fendue jusqu'aux oreilles, l'avoir démesurément grande. Cheval à naseaux bien fendus, cheval à naseaux fort ouverts.
Un homme bien fendu, homme qui a les cuisses et les jambes longues.
Terme de trictrac. Margot la fendue, se dit quand, dans un jan, les flèches d'une couleur sont toutes occupées et celles de l'autre couleur toutes vides.