fervemment

FERVEMMENT

(fèr-va-man) adv.
Avec ferveur. Il s'est acquitté fervemment de ce devoir religieux.

HISTORIQUE

  • XIVe s.
    Desirer fervemment [, Ordonn. des rois de Fr. t. I, p. 457]
  • XVIe s.
    ....Quand une personne ame [aime] Ferventement, et voit souffrir la mort Au sien ami.... [CRETIN, p. 258, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Fervent, et le suffixe ment ; provenç. fervemmens ; ital. ferventemente.

fervemment

FERVEMMENT. adv. Avec ferveur. Il prie fervemment. Il s'acquitte fervemment des devoirs de la religion. Ce novice s'acquitte fervemment de son devoir. On dit mieux, Avec ferveur.

fervemment


FERVEMMENT, adv. FERVENT, ENTE, adj. FERVEUR, s. f. [Fêrvaman, van, van-te, veur: 1re ê ouv. 2e lon. au 2d et 3e.] La ferveur est l'ardeur, le zèle avec lesquels on se porte aux chôses de piété, de charité, etc. Fervemment, avec ferveur. Fervent, qui a de la ferveur. "Prier, servir Dieu avec ferveur. "Être plein de ferveur. "Ferveur de novice, ferveur passagère. "Homme extrêmement fervent. "Zèle fervent; dévotion fervente. "S'aquiter fervemment des devoirs de la Religion.
   Rem. Sur ce vers de Corneille.
   Entre tous ces Amans, dont la jeune ferveur.
L'Acad. remarque que ce mot de ferveur est plus propre pour la dévotion que pour l'amour. Rousseau l'a employé dans sa comédie du Flateur.
   Mes caresses, mes soins, ma trompeuse ferveur,
   M'ont de cet homme là su gagner la faveur.
Il y a aparence que c'est la rime, qui a fait préférer ce mot à un aûtre, qui aurait été plus propre. — Il est plus suportable dans ces vers du même Poète, tirés de sa cinquième Épitre.
   Peu m'ont aussi vu briguer la faveur.
   Qu'obtient des Grands une aveugle ferveur.
Dans cet endroit, le Poète compare le zèle empressé des courtisans à celui des dévots. — Mais ce mot fait fort mal dans cette phrâse du Hamlet de Shakespear. "Ce point, où tout est consommé, doit être désiré avec ferveur. — Pourquoi ne pas dire avec ardeur?

Traductions

fervemment

afgodisch