festiner

(Mot repris de festinons)

FESTINER

(fè-sti-né)
V. n.Terme familier. Faire festin.
Mais peut-être qu'ils [les dieux] sont bien loin maintenant, chez les Éthiopiens irrépréhensibles, où ils vont souvent festiner [D'ABLANCOURT, Lucien, Jupiter le tragique.]
Il vient : l'on festine, l'on mange [LA FONT., Fabl. I, 14]
V. a. Servir un festin à quelqu'un.
C'est ainsi que vous festinez les dames en mon absence [MOL., Bourg. gent. IV, 2]
On lit dans Malherbe : [Alexandre le Grand] festia [édit. 1630 ; l'édit. de 1650 donne festina] les ambassadeurs, et leur fit toutes les démonstrations de bonne volonté dont il se put aviser, Traité des bienf. de Sénèque, I, 13. La leçon festia est sans doute la bonne ; c'est une ancienne forme pour festoyer.

HISTORIQUE

  • XVIe s.
    Avec terme plus propre nous ne pouvons nommer celui qui fait le banquet que festinant [PASQUIER, Recherches, liv. VIII, p. 674, dans LACURNE]
    Le curé annonçant les festes qu'il falloit festiner [célébrer] [, Moyen de parvenir, p. 306, dans LACURNE]

ÉTYMOLOGIE

  • Festiner paraît être une altération pour festiver, du lat. festivum, fête.

festiner

FESTINER. v. tr. Faire festin. À cette noce, on dansa, on se réjouit, on festina pendant quatre jours. Il est familier.