fiance

FIANCE

(fi-an-s') s. f.
État de l'âme qui se fie. Terme vieilli.

HISTORIQUE

  • XIIe s.
    Ma douce dame, en qui j'ai ma fiance [, Couci, XVI]
  • XIIIe s.
    En Dieu [il] ot moult grant fiance jusques à la mort [JOINV., 201]
  • XVe s.
    Le roi y print grant fiance [COMM., II, 5]
  • XVIe s.
    De grant fiance grant faillance [LEROUX DE LINCY, Prov. t. II, p. 281]
    Fiance est mere de despit [ID., ib. p. 300]
    S'il [le mariage] est bien façonné, c'est une douce societé de vie, pleine de constance, de fiance et d'un nombre infini d'utiles et solides offices [CHARRON, Sagesse, p. 181, dans LACURNE]
    Le cinquiesme advis que je donne icy à se bien conduire aux affaires est un temperament et mediocrité entre une trop grande fiance et defiance [ID., ib. p. 352]

ÉTYMOLOGIE

  • Fier 1 ; prov. fisanza, fiansa ; espagn. fianza ; portug. fiança ; ital. fidansa.

fiancé

FIANCÉ, ÉE. n. Celui, celle qui s'est lié par une promesse de mariage.

fiance

Fiance et asseurance, Fidentia, Fiducia.

Fiance qu'on a de soy-mesme, Fiducia sui.

Sote fiance, Stolida fiducia.

La fiance qu'avions en toy nous a abusez, Tua frustrata nos est fides.

Nous choisissons nos amis esquels nous avons fiance pour nous prester leur peine, qui tient place de la nostre en nos affaires, Quibus in rebus ipsi interesse non possumus in his operae nostrae vicariam fidem amicorum supponimus.

Tant j'ay de fiance en toy, Tantum est mihi fiduciae, est in tua virtute ac fide.

Bailler quelque argent sur la fiance d'aucun, Mandare fidei alicuius pecuniam aliquam.

A ma fiance, ou adveu, Mea fiducia.